Chanson

Peurs

Parler de sa vie - Jean-Jacques Goldman
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Cover de C'est pas d'l'amour

C'est pas d'l'amour

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Cover de Peurs

Peurs

  • CD promo SAMPCS9169

Paroles

Qu'est-ce qu'on aurait dû ?
Qu'est-ce qu'on aurait pu ?
Personne y peut rien
Chacun son destin

Ici, c'est comme ça
C'est chacun pour soi
La vie, les rumeurs
Peurs contre peurs

On l'a trouvée bizarre
Dès qu'elle est arrivée
Avec son genre à part
Son air d'pas y toucher

Elle était pas bavarde
A peine bonjour bonsoir
J'ai mis les mômes en garde
Nous, on veut pas d'histoire

Elle était pas vilaine
Moi, j'la trouvais vulgaire
Toujours la même dégaine
Pas coiffée, un drôle d'air

Elle prenait des taxis
Elle fumait dans l'couloir
Elle f'sait quoi dans la vie ?
J'm en fous, j'veux pas l'savoir

Peurs contre peurs, nous sommes d'ici, elle est d'ailleurs
Peurs contre peurs, elle est partie un jour
On reste entre nous peurs contre peurs

On voyait d'la lumière
Si tard a-t-on idée
Qu'est-ce-qu'elle pouvait bien faire ?
Elle avait pas la télé

Elle avait pas d'visite
Elle avait pas d'courrier
Elle a même eu les flics
Non, c'était à côté

On dit de source sûre
Qu'un voisin l'a croisée
La nuit dans une voiture
Moi, rien peut m'étonner

Elles ont ça dans la peau
C'est comme des animaux
C'est c'que nous avait dit
Un gars des colonies

Peurs contre peurs. nous sommes d'ici elle est d'ailleurs
Peurs contre peurs, un jour elle est partie
Nous sommes restés, nos peurs aussi

Qu'est-ce qu'on aurait dû ?
Qu'est-ce qu'on aurait pu ?
Personne y peut rien
Chacun son destin

Ici, c'est comme ça
C'est chacun pour soi
On demande rien

Qu'est-ce que vos croyez
C'est partout pareil
Nos yeux, nos oreilles
Vaut mieux les fermer

Ici, tout est dur
On aime les serrures
Pas les étrangers

On l'a trouvée bizarre
Dès qu'elle est arrivée
Avec sont genre à part
Son air d'pas y toucher

Elle était pas bavarde
A peine bonjour bonsoir
J'ai mis les mômes en garde
Nous, on veut pas d'histoire

Pas d'histoire

Les chansons sont souvent plus belles...

Coffret audio Fredericks - Goldman - Jones

Audio

Sony Music France, novembre 1990

Philippe Robin : On parlait tout à l'heure de comédies musicales, d'ambiance de comédies musicales. Dans la chanson "Peurs" c'est complètement ça : c'est trois personnes qui discutent entre elles... c'est un petit peu une discussion de bistrot ?

Jean-Jacques Goldman : C'est un peu ça, oui. C'est une chanson qui ne peut être chantée qu'à trois, donc qui est tout à fait justifiée dans ce sens là. Moi, j'aime bien l'intro de guitare de départ, il y a les choeurs africains dedans aussi. Et puis le texte, toutes ces rumeurs qui se passent dans les grands ensembles : tiens, telle personne n'a pas ouvert ses volets aujourd'hui ou alors on a vu la voiture d'un tel garée à tel endroit, qu'est-ce qui se passe etc... Enfin, toutes les rumeurs qui peuvent se passer un peu partout, d'ailleurs.

Philippe Robin : Vous avez été victime de rumeurs ces dernières années, autour de vous ?

Jean-Jacques Goldman : Non, pas plus que d'autres. Probablement... Pour être au courant des rumeurs, il faut qu'elles nous reviennent. Elles ne me reviennent pas, donc je suis pas trop au courant de ces choses là. Mais par contre, je sais qu'il y a des gens qui sont de véritables victimes.

Jean-Jacques Goldman

Presse

Salut, 1991

Une chanson sur la rumeur, sur le prix qu'il faut payer au nom du justement non anonymat dans les cités plus humaines. "Tiens, telle personne n'a pas ouvert ses volets aujourd'hui" ou "on a vu la voiture d'untel garée à tel endroit, que se passe-t-il ?". C'est l'exemple même d'une chanson qui ne peut être chantée qu'à trois.

Jean-Jacques Goldman

Divers

Date et lieu inconnus

"C'est sur la rumeur et le prix qu'il faut payer au nom du justement non anonymat dans les cités dites plus humaines".

Quand la musique est bonne

Radio

RTL, 5 juillet 2003

Anthony Martin : Et c'est quelque chose qu'on ressent très bien dans les titres de vos chansons. Si je prends "La vie par procuration", "Je te donne", "Peurs" ou même "Elle a fait un bébé toute seule" par exemple, c'est presque des titres d'articles de journaux...

Jean-Jacques Goldman : Oui... (...) Je pense qu'on est un peu des chroniqueurs, et puis des bons diagnostiqueurs de ce qui se passe, on prend un peu l'air du temps.

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