Quand la musique est bonne
RTL, 05 juillet 2003 , 5 juillet 2003
Quand la musique est bonne, on en parle sur RTL, avec ceux et celles qui font les chansons d'aujourd'hui, les auteurs, compositeurs, interprètes. Ils viendront nous raconter les petites histoires cachées derrière leurs plus grands succès. Alors, pour entamer cette série d'entretiens, il fallait à mes côtés l'homme en or de la chanson française. Si vous me dites "Envole-moi, loin de cette fatalité qui colle à ma peau, envole-moi, remplis ma tête d'autres horizons d'autres mots", je vous réponds : Bonjour Jean-Jacques Goldman.
Bonjour !
Merci d'être avec nous. Vos chansons sont réunies dans un double album enregistré en public qui s'appelle "Un tour ensemble". Il est sorti début juin, cet album. C'est en fait la trace de la grande tournée que vous avez effectuée l'année dernière, 125 dates devant plus de 800 000 personnes !
Les albums live, ce sont des petits souvenirs. Ce sont des souvenirs d'un moment et puis des versions un peu différentes.
Alors Jean-Jacques, vous êtes né en 1951. Et comme on parle chansons dans cette émission, cette année-là sur les ondes, on entendait Henri Salvador. [Extrait de "Une chanson douce"] Vous vous souvenez ?
Oui, oui, effectivement ma maman me chantait ça... Enfin, non, elle ne me le chantait pas, mais je me souviens très bien de cette chanson, oui !
On écoutait aussi Juliette Gréco. [Extrait de "Les feuilles mortes"]. Voilà, "Les feuilles mortes"...
Moi, je connaissais surtout la version d'Yves Montand, plus tard...
Et puis toujours en 1951, la radio jouait Luis Mariano... [Extrait de "Mexico"] Ça aussi vous le chantiez ?
Ça a été immortalisé sur un de mes concerts par Jacky Mascarel, mon clavier, qui chante ça parfaitement et qui faisait ça tous les soirs avec un grand grand succès ! [rires]
Quelle est la chanson qui a marqué votre enfance, votre jeunesse ?
Je dirais, c'était les premières chansons, des chansons scout, voilà... des chansons d'Hugues Aufray, des chansons de Grame Alright, voilà des choses comme ça...
Que vous chantiez autour du feu, tous ensemble...
Voilà, et puis les chansons scout elles-mêmes, dont une qui s'appelait "Ensemble"...
C'est comme ça que vous avez eu l'idée de composer ce titre ?
Oui, oui, bien sûr. Et en plus une partie de la chanson pouvait être chantée en canon, et j'adorais ces canons. Vent frais, vent du matin etc. Donc ça, ça vient directement de ces chansons du scoutisme.
[Extrait de "Ensemble", live 2002]
Alors une autre de vos particularités Jean-Jacques, c'est que l'on connaît vos chansons...
[Extraits de "Encore un matin", "J'irai au bout de mes rêves", "On ira", "Né en 17 à Leidenstadt", "Nuit", "Puisque tu pars"]
Voilà Jean-Jacques, on aurait pu en rajouter quelques autres tubes, ils sont tous extraits d'"Un tour ensemble", le double live qui est dans les bacs. Est-il vrai que vous avez toujours un petit carnet sur vous, sur lequel vous notez vos réflexions ou alors des choses que vous lisez dans la presse, ou des humeurs ?
D'un côté je note ce que je dois faire, parce que je n'ai aucune mémoire. Là par exemple, tout à l'heure on a parlé des disques de Dionysos et de Bénabar, bon moi si je ne marque pas sur mon carnet "acheter le disque de Dionysos et de Bénabar", j'oublierai !. Par exemple, je devais repartir à Marseille lundi soir, à la place ce sera mercredi soir. Je vais changer l'horaire, donc ça il faut que je le marque aussi, sinon j'oublie de téléphoner. Donc j'oublie toutes ces choses-là, un peu "terre-à-terre" on va dire...
Oui, c'est la liste des courses, quoi !
Oui, c'est la liste des courses... Et puis il y a les coups de fil, les gens qui m'ont téléphoné et que je dois absolument rappeler. Et de l'autre côté, il y a des réflexions, des idées, des choses un peu plus créatives, voilà.
Ce sont des choses qui vous viennent comme ça, au fil de la journée ?
Sur une lecture, sur un reportage à la télévision, sur une rencontre, sur une discussion, ou simplement en réfléchissant, voilà.
Et il faut que vous ayez amassé beaucoup de renseignements sur un même thème pour vous lancer dans l'écriture d'une chanson, ou une phrase suffit ?
Non, non, il me faut beaucoup... Il faut que j'aie en général 2-3 pages de notes, d'idées, de façon à pouvoir en extraire une vingtaine de lignes.
Et comme ça vous gardez des thèmes parfois pendant plusieurs années, et puis ça ressurgit...
Tout à fait, oui.
Alors par exemple le thème "Envole-moi", parce que c'est la chanson qu'on va écouter maintenant, extraite de l'album "Un tour ensemble", comment c'est parti ? Le texte, l'idée vous est venue comment ?
L'idée, c'est de se dire qu'en fait la phrase clé de cette chanson c'est "et s'il le faut j'emploierai des moyens légaux". C'est-à-dire qu'il n'y a pas de fatalité à l'inculture et à la misère des cités, et que finalement la façon de s'en sortir c'est l'école ! Donc c'est l'histoire d'un gamin qui demande un peu d'aide... Là, je ne sais pas à qui, peut-être à un prof, peut-être à un ami, peut-être à un livre, ou peut-être à quelqu'un qu'il ne connaît pas ! Mais il a envie de sortir de cette fatalité et il va s'en sortir de cette façon, "à coup de livres je franchirai tous ces murs". Voilà c'est ce thème-là.
Plutôt optimiste donc ?
Oui, dans le sens où c'est ce que j'ai vécu, c'est-à-dire que j'ai vu mes parents qui se sont instruits tous seuls et qui sont arrivés à s'en sortir. Et puis qui ont fait des enfants qui, grâce à l'école laïque républicaine obligatoire et gratuite, sont arrivés à s'intégrer à la société française.
[Extrait de "Envole-moi", live 2002]
Voilà, ça déménage, extrait de l'album live "Un tour ensemble". Pour être bonne, vous dites qu'une chanson doit être un polaroïd assez exact, assez juste, de notre époque.
Je ne sais pas si je dis qu'elle est bonne pour être exacte, je constate que c'est ça. Je trouve qu'une chanson comme par exemple "Banlieue rouge", "Foule sentimentale", ou un petit peu avant "San Francisco" de Maxime, ou un petit peu avant encore "Que serais-je sans toi ?", ou "Que la montagne est belle" par exemple, ces chansons montrent tout à fait l'état d'esprit, même avec le son, l'arrangement, la façon de chanter d'une époque, de façon assez précise.
Et c'est quelque chose qu'on ressent très bien dans les titres de vos chansons. Si je prends "La vie par procuration", "Je te donne", "Peurs" ou même "Elle a fait un bébé toute seule" par exemple, c'est presque des titres d'articles de journaux...
Oui... Bon, ils ont été pas mal repris aussi, "J'irai au bout de mes rêves", et tout ça... [rires] Mais oui, je pense qu'on est un peu des chroniqueurs, et puis des bons diagnostiqueurs de ce qui se passe, on prend un peu l'air du temps.
D'ailleurs votre premier 45 tours solo s'appelait "C'est pas grave papa", je crois.
Oui, ça parlait du chômage. Je crois qu'il y avait 200 000 chômeurs en France à l'époque...
Et déjà, vous aviez mis le doigt sur ce fait de société...
Oui, sur cette espèce de drame, de drame intime, qui est celui tout à coup de se sentir sans travail.
On va écouter un autre extrait de votre album live "Un tour ensemble". La chanson s'appelle "Veiller tard", 1982, sur votre deuxième album studio qui devait s'appeler "Minoritaire", c'est ça ?
Oui, le premier devait s'appeler "Démodé", et le deuxième "Minoritaire"...
Et la maison de disques n'a jamais accepté !
Non, ils trouvaient que c'était trop négatif !
C'est vrai que c'était un peu négatif quand même, appeler un premier album "Démodé" c'est osé!
Oui... J'ai appelé le troisième "Positif", comme ça ils étaient contents ! [rires]
On écoute la chanson "Veiller tard".
[Extrait de "Veiller tard", live 2002]
Extrait de l'album "Un tour ensemble", double album en public enregistré lors de la tournée 2002. Alors autant lorsqu'on écoute "Envole-moi", on se prend ça en pleine figure, mais quand on écoute "Veiller tard", moi je la prends en plein cœur, cette chanson ! On imagine que vous l'avez écrite un soir de blues, il faisait nuit, ça c'est passé comment ?
Oui c'est ça, il suffit d'être seul un jour et puis tout à coup de regarder par la fenêtre et de voir les autres lumières allumées... Quand on voit les grands ensembles, c'est super impressionnant. Quand il est 3-4 heures du matin, il y en a 4, et l'on se dit que les 4 qui sont là ressentent tout à fait la même chose ! Mais ce qu'il y a de particulier sur cette chanson, c'est que c'est la chanson qui a été choisie par les gens qui m'appréciaient. C'est-à- dire qu'à cette époque là... Je me rappelle plus, c'est sur le deuxième album ?
Oui, en 1982.
Oui, donc il y avait déjà eu "Il suffira d'un signe", il y avait "Comme toi", il y avait "Quand la musique est bonne", il y avait "Encore un matin", enfin des trucs comme ça. Et les gens, quand ils m'écrivaient, il y avait 9 lettres sur 10 qui étaient sur "Veiller tard". C'est-à-dire que c'est une chanson qui n'est jamais sortie en 45 tours, enfin qui n'est jamais sortie en radio, et qui a tout de suite été adoptée et ressentie plus que les autres par les gens qui m'aimaient bien.
Certainement parce qu'à l'époque vous aviez encore l'image du chanteur pour ados, certains vous qualifiait même encore à l'époque de chanteur éphémère ! Et là, avec des chansons comme ça, ouf, ça vous asseyait quand même, ça donnait du poids à votre style...
Pas de la part des gens qui me préjugeaient. En fait ce sont les gens qui m'avaient adopté au départ qui trouvaient du poids, éventuellement dans ces chansons, mais comme ils en avaient trouvé dans d'autres chansons, même du premier album ! Comme "Une autre histoire" ou "A l'envers"... enfin qui n'ont jamais été dupes du côté chanteur à minettes, parce qu'ils écoutaient profondément des disques qu'ils avaient achetés. [rires] Donc effectivement ils étaient plus concernés ! Ça les a simplement confortés dans leur attachement. Quant aux autres je pense qu'ils ne les écoutaient pas, ces chansons- là ! [rires]
Les paroles de "Veiller tard" sont fortes, on le disait. "Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard", quelles sont ces choses au fond de vous qui vous font veiller tard encore aujourd'hui ?
Plein de choses ! Des angoisses qu'on ne comprend pas, des espèces de coup de blues alors que la journée a été magnifique, des espèces de tristesse alors qu'on vient de gagner quelque chose... Bon, je pense que ça n'a rien d'original ! C'est juste, tout à coup, ces petites phases de gris qui font partie de notre condition, et qu'on ne peut pas expliquer sans être spécialement triste, mais il y a toujours un petit peu... Je me rappelle de ce film de Truffaut où il y a une petite fille qui pleure, et puis il lui dit : "Tu es triste ?" - "Oui". - "Mais au fond de ta tristesse il n'y a pas un tout petit peu de plaisir ?" Et elle, en larmes, elle dit "Si !" [rires] Voilà c'est ça, c'est notre nature humaine !
Vous avez intitulé une chanson "Nuit", qu'on retrouve aussi sur l'album en public. Vous composez plutôt la nuit, plutôt le jour, il n'y a pas de règles ?
Il y a quelques années, je composais surtout la nuit. Mais je pense que c'est plus pour une raison de calme, parce que j'avais des enfants en bas âge, je travaillais beaucoup dans la journée, j'avais beaucoup à faire, et donc il y a tout à coup, entre 22 heures et 3 heures du matin, 5 heures qui vous appartiennent, et qui n'appartiennent qu'à vous... C'est plus à cause de ça. Bon maintenant que je suis plus tranquille, que les enfants sont grands, et que j'ai moins de choses obligatoires, ça peut être toute la journée.
Vous avez des manies durant les phases d'écriture ? Des petits rituels, des objets ou bien certaines couleurs à bannir... Je ne sais pas, je dis n'importe quoi !
Lorsque c'est prêt - ça veut dire qu'il y a une espèce de maturation globale des musiques, des textes, des idées qui fait que je vais commencer à faire un album - j'achète un cahier ! [rires] Donc je vais chez un libraire, j'achète un cahier de 200 pages tout à fait scolaire, et je commence à découper, comme un répertoire, d'un côté et de l'autre de façon à ce qu'il y ait une quinzaine d'encoches. Et sur chaque encoche, qui fait chacune deux ou trois pages, vous voyez ce que je veux dire ? Comme un répertoire...
Ah parfaitement ! Très scolaire...
Sur chaque encoche, je marque un nom, d'un style de chansons, et qui va ensuite avoir un titre. Elle n'a pas encore de titre. Alors ça peut être par exemple une chanson qui s'appelle "Clapton", parce que pour moi elle évoque le style de guitare de Clapton, ça peut être une chanson qui s'appelle "Rapide", qui s'appelle "Status Quo", parce qu'elle va parler de ça... Et puis il y en a plein, je ne sais pas encore de quoi elle vont parler, voilà.
C'est très scolaire comme approche !
Oui, mais à partir de ce moment-là je sais que je vais travailler sur mon album.
Et après vous ouvrez donc votre petit carnet où vous avez noté des idées de thèmes...
Voilà. Et je remplis par thème. Alors j'ai des petits bouts de papier partout : par terre [rires], dans la table de nuit, sur le petit carnet... Et là, par thème, je remplis les pages jusqu'à avoir la matière suffisante pour commencer l'écriture du texte.
Vous pouvez écrire plusieurs chansons par jour ?
Non, non, je ne suis pas un besogneux ! [rires]
Oui, mais pourtant on a l'impression que vous écrivez beaucoup de chansons, y compris pour les autres, pour vous ?
Oui, mais quand vous faites le compte ça doit faire une dizaine de chansons par an, maximum.
Quelle est la chanson qui, lorsqu'elle passe à la radio, lorsque vous l'entendez, vous fait taper du poing sur la table en vous disant : "Zut, pourquoi je l'ai pas faite celle-ci, c'est incroyable !" La chanson qui vous rend fou de jalousie ?
Mike Oldfield ! [Il tape du poing sur la table] Oh, celle-ci je cours après depuis un temps fou !! "Moonlignt shadow".
C'est celle-ci que vous voulez écouter ?
Oui, c'est celle-ci. Elle me troue celle-là !
Bon écoutons-là ensemble alors !
[Extrait de "Moonlignt Shadow", de Mike Oldfield]
Voilà la chanson qui rend Jean-Jacques Goldman fou de jalousie !
Et de plaisir !
Et de plaisir, c'est ça. Est-ce qu'une bonne chanson est une évidence ?
Les chansons des autres, je crois que c'est une évidence. Je ne me vois pas avoir aimé une chanson avec le temps. En général, c'est tout de suite qu'elle me saute à la gorge, et puis plus je l'écoute plus je l'aime.
On a écouté "Envole-moi" en début d'émission par exemple. Quand vous bouclez une chanson comme ça, vous savez que cette chanson va s'envoler, qu'elle va devenir un tube ?
Oui, à l'époque je savais. Je le sentais, oui j'étais sûr.
"Je marche seul" aussi ?
Alors pour "Je marche seul", je n'avais aucun doute ! [rires]
C'est formidable d'avoir cette assurance-là !
Oui, j'avais une connivence absolue avec le public, je sentais... Mais bon il y a toujours une époque de grâce comme ça, qui ne dure jamais très longtemps, qui dure une dizaine d'années, où l'on sent qu'on est en phase avec les médias aussi, avec notre public, avec l'air du temps. "On est dans le vent" comme on disait avant, c'est ça.
Vous avez senti que cette connivence vous a échappé à un moment ?
Oui, oui...
A quel moment ?
Après "Gris clair, gris foncé", mais bon parce que moi-même j'écoutais moins la radio, j'étais moins sur le coup, moins passionné.
Et là c'est quoi, c'est panique à bord ?
Non, non... [rires] Mais c'était tard ! J'avais déjà fait 10 ans ! Je savais que j'allais rester, que j'avais un public qui allait me rester fidèle. Il n'y avait pas de panique du tout.
Et les chansons que vous faites aujourd'hui, vous avez la même prévision ?
Non, non, plus du tout. Ça m'échappe ! Je sais que quand je fais une chanson qui me plaît et donc qui va plaire aux gens qui me sont fidèles, ça je le sais, qui vont être touchés par ça, mais je ne sais pas du tout, et d'ailleurs à juste titre, si ça va plaire aux médias ou pas. D'ailleurs, il y a des chansons qui passent complètement à côté, qui n'accrochent pas du tout aux radios ! Mais c'est normal ! Avant je cohabitais avec Sardou, avec Johnny, avec les gens de cette époque, avec Renaud, avec Francis. Maintenant quand on est en radio, on cohabite avec Kyo, Carla Bruni, avec des rappeurs, c'est très difficile de faire partie d'une vraie famille !
L'offre est tellement démultipliée !
Il y a de ça, et puis le fait que j'aie 52 ans bientôt ça décale aussi pas mal !
On va se quitter sur les projets de Jean-Jacques Goldman. On parle pour la fin de l'été d'un nouvel album de Céline Dion, en français.
Oui ça sera pour la rentrée maintenant, parce que je crois qu'il faut laisser le temps de défendre son album anglais actuellement. Et quand ça sera un peu tranquille, on sortira un album mais qui est déjà prêt.
Je crois savoir que vous étiez à Las Vegas, en mai, pour travailler avec elle. Tout s'est bien passé ?
Oui, super, elle fait 3 chansons par jour en 2 heures ! C'est 20 minutes par titre, et au bout de la troisième prise je lui dis d'arrêter parce que j'ai déjà trop de choses ! [rires] C'est-à-dire qu'avec elle il n'y a que des problèmes artistiques, il n'y a pas de problème techniques ! Il n'y a pas de notes fausses, il n'y a pas de choses en dehors du temps. Déjà ça c'est réglé. Donc on n'a que des propositions de sa part, et elle fait des propositions très musicales et très musiciennes. Enfin, c'est un phénomène !
Vous avez un autre projet plus personnel en tête, des choses qui vous excitent, que vous n'avez pas encore faites ?
Là, je vais partir en Espagne visiter un petit peu, après je vais partir faire du ski en plein été, voilà des choses très désagréables comme vous voyez !
Eh bien, merci d'être passé par chez nous en tout cas ! Bel été Jean-Jacques Goldman !
Eh bien merci, bon été à vous ! Et que la musique soit bonne...
Merci Jean-Jacques !