Chanson

Tu manques

Parler de sa vie - Jean-Jacques Goldman
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Cover de Tu manques

Tu manques

  • 45T COL 657 969-7
  • CD 2 titres COL 657 969-1
  • K7 2 titres COL 657 969-4

Paroles

Y a des qualités de silence
Comme les étoffes ou le bois
Des profonds, des courts, des immenses
Des que l'on n'entend presque pas

Coule la pluie, cheveux et veste
Mouille ce qui ne pleure pas
Marcher le long de rues désertes
Où tu me manques pas à pas

Tu manques, si tu savais
Tu manques tant
Plus que je ne l'aurais supposé
Moi qui ne tiens pas même au vent

Prendre un taxi, tourner des pages
Féliciter, battre des mains
Faire et puis refaire ses bagages
Comment allez-vous ?, à demain

On apprend tout de ses souffrances
Moi, j'ai su deux choses, après toi :
Le pire est au bout de l'absence
Je suis plus vivant que je crois
Tu manques, si tu savais
Infiniment, tout doucement
Plus que je ne me manque jamais
Quand je me perds de temps en temps
Danger, dit-on, la lune est pleine
Est-elle vide aussi parfois ?
Invisible, à qui manquerait-elle ?
Peut-être à d'autres, pas à moi

Tu manques, si tu savais
Tu manques drôlement

Tu m'manques

Les chansons sont souvent plus belles...

Coffret audio Fredericks - Goldman - Jones

Audio

Sony Music France, novembre 1990

Philippe Robin : Et puis alors une chanson particulière qui dure un peu plus de huit minutes, que vous chantez seul et c'est la seule de l'album. Elle s'appelle "Tu manques" et elle fait partie de cette famille de chansons comme "Confidentiel", comme "Veiller tard" qui sont des chansons que l'on écoute au casque, si possible dans un endroit sombre, qui sont vraiment très intimes.

Jean-Jacques Goldman : Oui, c'est une chanson très intime. C'est des chansons qui viennent une nuit généralement. Pour moi, c'est le souvenir que j'ai de ça, d'une nuit passée sur ce titre : il y a trois accords, ça dure dix minutes. Le texte est venu assez rapidement. Et puis ensuite, on a enregistré cette chanson complètement live c'est-à-dire d'un côté bassiste Pino Palladino, un immense bassiste, Claude Salmieri à la batterie et deux guitaristes que j'adore qui sont Basile Leroux et Patrice Tison, Erik aux claviers, moi au piano et à la voix, les lumières qui se baissent et on a enregistré ce titre là, live comme ça, dix minutes de musique. C'est vraiment un vrai souvenir.

Philippe Robin : Les paroles sont assez difficiles. C'est pour tout le monde une histoire vécue cette chanson là. Est-ce qu'il faut avoir souffert ou souffrir pour faire de belles chansons comme ça ?

Jean-Jacques Goldman : Ce n'est pas exceptionnel de souffrir de l'absence, que ce soit une absence momentanée ou définitive, de quelqu'un. Je crois que riche ou pauvre, blanc ou noir, femme ou homme, probablement martien ou vénusien, tout le monde à un moment souffre de l'absence de quelqu'un.

Jean-Jacques Goldman

Presse

Salut, 1991

Une chanson très intime que je chante seul. Le souvenir que j'ai c'est une nuit passée sur ce titre, trois accords, cela dure dix minutes, le texte est venu assez rapidement, après on a enregistré la chanson pratiquement "live". La lumière qui se baisse dans un studio et dix minutes de musique. C'est vraiment un vrai souvenir... Le texte ? Ce n'est pas exceptionel de souffrir de l'absence momentanée ou définitive de quelqu'un. Tout le monde souffre un jour de l'absence de quelqu'un.

Jean-Jacques Goldman fait le point

Presse

Podium, 1991

Marc Thirion : Pourquoi écrire si peu de chansons totalement autobiographiques ?

Jean-Jacques Goldman : Il y en a : "Veiller tard", "Tu manques", "Je ne vous parlerai pas d'elle", si l'on veut bien lire entre les lignes..

Jean-Jacques Goldman

Divers

Date et lieu inconnus

"C'est la seule chanson que j'interprète seul. Elle dure 10 minutes. On l'a enregistrée live. En ce qui concerne le texte, le 'manque de l'autre' : la chose la plus partagée au monde"

Rencontre avec Jean-Jacques Goldman

Radio

Radio Maguelonne, 26 avril 1998

Géraldine Gauthier : "Tu manques", c'est une chanson dont beaucoup connaissent pour qui elle est destinée et il y en a beaucoup d'autres qui ne savent pas. Donc j'aurais aimé savoir si…

Jean-Jacques Goldman : Peu importe ! Quelqu'un, effectivement, qui a disparu et qui m'était extrêmement cher. Voilà.

Géraldine Gauthier : D'accord. Il y en a qui pensent Sirima, d'autres votre papa…

Jean-Jacques Goldman : C'est l'un des deux… (silence gêné). Et c'est pas Sirima.

Pascal Obispo : L'extralucide

Presse

Platine, décembre 1999

Platine : "Variations sur le même Tu manques" est un nouvel hommage à Gainsbourg après 69 % ?

Pascal Obispo : Au début, cette chanson s'intitulait "Lorsque quelqu'un vous manque". Or ma chanson préférée de Goldman est de loin "Tu manques". C'est donc une double référence : à Gainsbourg bien sûr (cf. "Variations sur le même t'aime" pour Paradis), mais aussi à Jean-Jacques qui reste, pour nous tous, "le patron" !

Jean-Jacques Goldman

Album

Livret de Pluriel

Enregistré en direct. Pénombre. Souvenir de Basile et Patrice, deux guitaristes si respectueux l'un de l'autre. Un super moment.

Journée spéciale Fredericks Goldman Jones

Radio

O'FM, 29 décembre 1993

Animateur : Il y a des chansons comme ça qui passent inaperçues finalement dans les albums parce qu'elles ne sont pas jouées sur les radios. Vous regrettez ensuite ?

Jean-Jacques Goldman : Elles ne passent pas inaperçues. Au bout d'un certain temps, on se rend compte que pour les gens qui nous suivent et qui sont les gens les plus importants, pour ceux qui nous suivent vraiment, qui vont au concert et tout ça, il n'y a plus de différence entre les chansons qui sont sorties en radio et celles qui ne sont pas sorties. Et souvent, celles qu'ils aiment bien, ça va être des chansons comme "Veiller tard", des chansons comme "Tu manques", comme "Famille", qui ne sont pas forcément des chansons qui sont sorties en single.

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