Chanson

La vie par procuration

Parler de sa vie - Jean-Jacques Goldman
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Cover de En Public

En Public

  • 2 CD EPC 450191-2
  • 2 K7 EPC 450191-4
  • 2 LP EPC 450191-1
Cover de Singulier

Singulier

  • 2 CD COL 485 008-2
  • 2 K7 COL 485 008-4
Cover de

Michel Leclerc (piano)

CD Recueil Spécial Piano n° 1

CD Hit Diffusion HD/CD 05

Cover de

Gérard Lenorman

CD Hommage

Editions Atlas 6227 303

Paroles

Elle met du vieux pain sur son balcon
Pour attirer les moineaux, les pigeons
Elle vit sa vie par procuration
Devant son poste de télévision

Levée sans réveil
Avec le soleil
Sans bruit, sans angoisse
La journée se passe
Repasser, poussière
Y'a toujours à faire
Repas solitaires
En points de repère

La maison si nette
Qu'elle en est suspecte
Comme tous ces endroits
Où l'on ne vit pas
Les êtres ont cédé
Perdu la bagarre
Les choses ont gagné
C'est leur territoire

Le temps qui nous casse
Ne la change pas
Les vivants se fanent
Mais les ombres, pas
Tout va, tout fonctionne
Sans but, sans pourquoi
D'hiver en automne
Ni fièvre, ni froid
Elle met du vieux pain sur son balcon
Pour attirer les moineaux, les pigeons
Elle vit sa vie par procuration
Devant son poste de télévision
Elle apprend dans la presse à scandale
La vie des autres qui s'étale


Mais finalement, de moins pire en banal
Elle finira par trouver ça normal
Elle met du vieux pain sur son balcon
Pour attirer les moineaux, les pigeons

Des crèmes et des bains
Qui font la peau douce
Mais ça fait bien loin
Que personne ne la touche
Des mois, des années
Sans personne à aimer
Et jour après jour
L'oubli de l'amour

Ses rêves et désirs
Si sages et possibles
Sans cri, sans délire
Sans inadmissible
Sur dix ou vingt pages
De photos banales
Bilan sans mystère
D'années sans lumière

Les chansons sont souvent plus belles...

Sans limites

album

Radio Kol Hachalom, 22 juin 2002

Eric Saya : Dans "Tournent les violons", tu racontes l'histoire d'un malentendu entre une jeune fille et un seigneur. La jeune fille attend toute sa vie un amour qui ne viendra jamais. Lorsque tu parlais des femmes dans tes chansons, elles ont souvent eu une attitude souvent passéiste comme dans "La vie par procuration", "Elle attend", "Il me dit que je suis belle", "En attendant ses pas". Est-ce que c'est vraiment un constat ?

Jean-Jacques Goldman : Là, il s'agit d'un constat que tu fais toi- même, car j'avoue que je n'analyse pas trop mes chansons, mais c'est vrai. Je suis beaucoup touché par ces femmes qui rêvent. Je ne dis pas qu'elles me plaisent forcément, mais ce sont des personnages qui me touchent, surtout le côté "je vivrai plus tard".

Le Grand Bazar

album

RTL 2, 02 juin 2003

Charlotte Pozzi : Et est-ce qu'il vous est arrivé de faire des trouvailles, de retravailler une ancienne chanson et de vous dire à la limite que cette nouvelle version vous plaît peut-être plus que la première ?

Jean-Jacques Goldman  : L'exemple type qui m'est arrivé, c'était sur "La vie par procuration", c'est il y a longtemps. C'est une chanson que l'on faisait avec un "clic", c'est-à-dire que le batteur a comme un métronome de façon à ce qu'on la prenne toujours au même tempo. Et donc, on l'avait jouée, c'était juste après qu'elle soit sortie, à ce tempo-là et un soir, le truc n'a pas marché. Donc je me suis retourné vers lui et je lui ai dit "allez on y va !". Donc, il fait "trois, quatre" et on est partis deux fois plus vite ! Sauf que ça a été une version beaucoup plus vivante, beaucoup plus forte et qui a été la version single qui était la version extraite, qui était une version live en fait. Et si vous écoutez la version de "La vie par procuration" qui est passée à la radio, que tout le monde connaît et si vous écoutez la version originale qui est sur l'album studio avant, elle est deux fois plus lente, elle a beaucoup moins de moelle. Donc il y a parfois des hasards qui redonnent la vérité à la chanson.

Quand la musique est bonne

album

RTL, 5 juillet 2003

Anthony Martin : Et c'est quelque chose qu'on ressent très bien dans les titres de vos chansons. Si je prends "La vie par procuration", "Je te donne", "Peurs" ou même "Elle a fait un bébé toute seule" par exemple, c'est presque des titres d'articles de journaux...

Jean-Jacques Goldman : Oui... (...) Je pense qu'on est un peu des chroniqueurs, et puis des bons diagnostiqueurs de ce qui se passe, on prend un peu l'air du temps.

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