Compte pas sur moi
- 45T 15-7129
livre de partitions + K7
HD002
Je voulais simplement te dire
Que ton visage et ton sourire
Resteront près de moi, sur mon chemin
Te dire que c'était pour de vrai
Tout c'qu'on s'est dit, tout c'qu'on a fait
Qu'c'était pas pour de faux, que c'était bien
Faut surtout jamais regretter
Même si ça fait mal, c'est gagné
Tous ces moments, tous ces mêmes matins
J'vais pas te dire qu'faut pas pleurer
Y'a vraiment pas d'quoi s'en priver
Et tout c'qu'on n'a pas loupé, le valait bien
Peut-être on se retrouvera
Peut-être que peut-être pas
Mais sache qu'ici bas, je suis là
ça restera comme une lumière
Qui m'tiendra chaud dans mes hivers
Un petit feu de toi qui s'éteint pas
Paroles et Musique, janvier 1991
Bernard Maryse : Peu de temps après la mort de Balavoine, vous avez chanté "Confidentiel" à "Champs-Elysées" et dédié cette chanson à Daniel.
Jean-Jacques Goldman : C'est "Je te donne" qui était programmée depuis longtemps. Je n'avais plus envie de chanter cette chanson gaie. Ils ont très bien compris. Nous avons convenu de simplement chanter "Confidentiel" en fin d'émission. Beaucoup de gens m'avaient demandé auparavant si cette chanson avait été écrite pour un disparu. Ce n'était pas le cas. Je terminais déjà mes concerts ainsi au Zénith, où Daniel était venu me voir.
RTL, 15-19 novembre 1991
Christophe Nicolas : Il y a les textes sur les pochettes d'album, et "Confidentiel", tu l'as terminée à la main si je puis dire. Tu l'as écrite à la main, cette chanson. Pourquoi ?
Jean-Jacques Goldman : Parce que c'est une chanson plus personnelle, plus de rapport direct avec les gens, parce que c'était une chanson qui ne pouvait pas sortir en 45 T, dans le sens où ce n'était pas une chanson qui allait vers les gens, mais les gens devaient aller vers elle. Je savais disons que c'était le point sensible de cet album, comme l'avait pu être "Veiller tard" avant, et comme l'a été "Tu manques" sur le dernier album.
Radio Maguelonne, 26 avril 1998
Géraldine Gauthier : "Confidentiel", c'est une chanson sur la mort ou c'est une chanson, simplement, sur la séparation amoureuse ?
Jean-Jacques Goldman : Ah non ! C'est une chanson sur l'amour. Oui.
Géraldine Gauthier : Sur l'amour ?
Jean-Jacques Goldman : Oui. Sur une séparation amoureuse. Mais elle a été beaucoup prise sur une chanson sur la mort ! Et je sais pourquoi. C'est parce que je devais faire l'émission "Champs Elysées", à l'époque, début janvier ou début février 86 et, donc, je devais chanter "Je te donne" qui est une chanson gaie, enfin qui était la chanson de l'époque, et dix jours avant, Balavoine est mort. Et donc je ne me sentais pas de chanter cette chanson qui était? Et c'était une émission en directe. Donc j'ai annulé l'émission. Et ensuite, en discutant avec les organisateurs, j'ai dit "Je ne peux pas chanter "Je te donne" mais, éventuellement, je peux chanter cette chanson-là, en fin d'émission, en changeant un peu le texte". Et, effectivement, le texte peut s'adapter à ça. Depuis ce jour-là, cette chanson-là porte cette connotation. Voilà.