Parler de sa vie - Jean-Jacques Goldman - Jean-Jacques Goldman Un monde à part, Patrick Amine, , Editions Bartillat, 2007

LIVRES

Jean-Jacques Goldman Un monde à part

Auteurs : Patrick Amine

  • Année :

    2007

  • Éditeur :

    Editions Bartillat

  • ISBN :

    978-2-84100-396-9

  • Prix de vente :

    14 €

Mon avis

Lorsque j'ai appris que Patrick Amine publiait une troisième biographie consacrée à Jean-Jacques Goldman, j'étais plutôt dubitatif, tant les deux premières m'avaient déçu, voire choqué : la première (en 1988), était un plagiat quasiment mot pour mot d'une biographie publiée deux ans auparavant ; la réédition de 1995 se contentait de rajouter 17 pages (dont une dizaine de photos !) décrivant l'aventure Fredericks - Goldman - Jones et la rencontre avec Céline Dion, sans aucune autre mise à jour concernant les chiffres et les dates, qui devenaient, de fait, totalement caduques. Je crois cependant en la rédemption de l'être humain :-) et j'ai donc décidé d'acheter ce livre, et de le lire attentivement. Selon l'auteur, cet ouvrage n'est ni "une sorte de biographie officielle ou un témoignage lyrique et fanatique sur l'artiste, ni un livre exhaustif sur le parcours de Jean-Jacques Goldman, mais une sorte de constat objectif (...) sur un artiste-héros de la chanson rock française d'aujourd'hui". Dont acte. Mais alors, pourquoi s'acharner sur un sujet qu'il maîtrise aussi approximativement ? Surtout quand il remercie nommément cinq personnes pour "les précisions techniques, biographiques et discographiques" (Alexis Grosbois), "sa relecture et ses corrections" (Jean-Jacques Goldman), "les relectures et ajouts" (Hervé Bréal), "leurs conseils et leur relecture" (Constance de Bartillat et Charles Ficat). Il m'a fallu moins de deux heures, stylo en main, pour lire et annoter ce livre en détails. Comment expliquer qu'au bout de vingt ans et de quatre tentatives, cette biographie consacrée à Jean-Jacques Goldman contienne encore tant de coquilles, d'approximations et de contre-vérités ?

Débat

N'hésitez pas à donner votre avis sur ce livre sur "En passant". Les extraits les plus intéressants seront publiés sur une page dédiée.

Les erreurs du livre

  • p. 28 :

    "Le temps, aujourd'hui, ne nous a pas démenti"

    Le temps, aujourd'hui, ne nous a pas démentis.

  • p. 33 :

    "En janvier 1987, il fête ses quatre millions et demi de disques vendus et obtient six disques d'or (pour 1986) qui se répartissent entre les quatre albums et deux quarante-cinq tours"

    Fin 1986, les ventes certifiées des disques de Jean-Jacques Goldman parus depuis 1981 s'élevaient en fait déjà à 7,7 millions (500'000 pour le 45T de "Il suffira d'un signe", 1'000'000 pour le 45T de "Quand la musique est bonne", 500'000 pour le 45T de "Comme toi", 500'000 pour le 45T de "Au bout de mes rêves", 500'000 pour le 45T de "Envole-moi", 500'000 pour le 45T de "Long is the road (Américain)", 200'000 pour le 45T de "Encore un matin", 1'000'000 pour le 45T de "Je marche seul", 1'000'000 pour le 45T de "Je te donne", 200'000 pour "Les Restos du Coeur", 500'000 pour le 45T de "Pas toi" ; 400'000 pour l'album "Minoritaire", 400'000 pour l'album "Positif", 400'000 pour l'album "Non homologué", 100'000 pour l'album "En public"). De plus, en 1986, stricto sensu, Jean-Jacques Goldman n'a obtenu que deux disques d'or (pour "Pas toi" et "En public"), dans la mesure où le premier album n'a été certifié or qu'en 1991, et les trois albums studio suivants étaient déjà certifiés platine avant 1986...

  • p. 40 :

    Il est peu rancunier

    Information démentie à de nombreuses reprises par Jean-Jacques Goldman en interview, notamment sur NRJ Saint-Omer en mai 1998 : "Je suis très rancunier, ouais, extrêmement rancunier, maladivement rancunier".

  • p. 48 :

    "Dès la rentrée 1970, il s'inscrit en préparation à HEC" : précisions. Les prépas HEC préparent à l'ensemble des écoles de commerce homologuées, pas uniquement à HEC. JJG a obtenu son bac en 1969 et a donc été épicier de septembre 1969 à juin 1970.

  • p. 54 :

    les frères (Maï)

    Le vrai nom des fondateurs de Taï Phong est en fait Ho Tong.

  • p. 62 :

    Black to the city again

    Comme je le disais à propos de la réédition 1995 (puisque l'erreur figure sur les trois biographies de Patrick Amine consacrées à JJG…), "une chanson sur les ghettos noirs sans doute". :-)

  • p. 97 :

    "Sur la seconde face [du 45T de "Elle a fait un bébé toute seule"], avec "SOS Ecologique", c'est le pouvoir, les causes perdues au nom de l'humanité, qui sont évoqués..."

    L'erreur figure sur les trois biographies de Patrick Amine consacrées à Jean-Jacques Goldman...

  • p. 99 :

    La première version de "Fais des bébés"

    On attend toujours les suivantes... :-)

  • p. 102 :

    En mai [1988], la grande tournée parisienne est entamée. On n'avait jamais vu ça. (...) JJG décide d'investir quatre lieux différents dans Paris

    En fait, JJG n'a été ni le premier, ni le dernier à faire une tournée de salles de différentes tailles à Paris.

  • p. 109 :

    En ce début de l'année 1991, JJG (...) va signer un album où figurent le nom de son guitariste Michael Jones et de son étonnante choriste Carole Fredericks

    Fredericks-Goldman-Jones est sorti en décembre 1990. Il a d'ailleurs été certifié platine (300'000 exemplaires vendus) dès 1990.

  • p. 199 :

    Il enregistre aussi, pour Canal + dans "Le plein de super", des chansons avec Souchon

    En l'occurrence, il s'agit d'une chanson, "J’ai un problème", que JJG réinterprètera deux ans plus tard (avec Alain Souchon, Francis Cabrel et Michael Jones) pour la Soirée des Enfoirés '96.

  • p. 122 :

    Rappelons qu’Aretha Franklin a enregistré un duo avec [Céline Dion] : Où ? Quand ? Comment ?

  • p. 122 :

    Les disques [de Céline Dion] en anglais font un tabac outre-atlantique

    En septembre 1994, Céline n'est pas encore une super star planétaire aux États-Unis : seul "The power of love" a été n°1 (1993). "The colour of my love" est son troisième album en anglais, double-platine US, mais on ne peut pas dire qu'en 1994 "ses disques en anglais font un tabac outre-atlantique", sauf à entendre "Canada".

  • p. 123 :

    Ils chantent en duo sur "Les derniers seront les premiers" et "J'irai où tu iras"

    Sur "D'eux", seul "J'irai où tu iras" est un duo. JJG chante "Les derniers seront les premiers" en duo avec Céline en live à Paris (figure sur "Live à Paris", 1996).

  • p. 140 :

    "Depuis cinq ans [entre 1998 et 2003 donc], elle n'avait rien sorti"

    "One heart" est paru en mars 2003, "A new day has come" en mars 2002 ; sans compter "Au coeur du stade" (live, 1999), l'album de Noël "These are special times" (1998) et plusieurs compilations.

  • p. 159 :

    "1991 : Formation du trio"

    1990

  • p. 159 :

    "1992 : Concept-album Rouge"

    1993

  • p. 159 :

    "1995 : Musiques de films ("Pacific Palissades" entre autres)"

    Le film Pacific Palisades est sorti en 1990. Les autres B.O. de JJG : "L'union sacrée" (1989) et "Astérix et Obélix contre César" (1999). Ni "1995", ni "entre autres".

  • p. 160 :

    "La fille de l'est"

    Une fille de l'est.

  • p. 160 :

    "Derwiche tourneur"

    "Derviche tourneur".

  • p. 168 :

    J. Kapier

    J. Kapler.

  • p. 173 :

    "Cette biographie est totalement nouvelle car elle a été réécrite en 2006"

    Pourquoi s'arrête-t-elle en 2004 alors ?

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