Parler de sa vie - Jean-Jacques Goldman - Jean-Jacques Goldman Le vent de l'Histoire, Emmanuel Bonini, , Editions Didier Carpentier, 2011

LIVRES

Jean-Jacques Goldman Le vent de l'Histoire

Auteurs : Emmanuel Bonini

  • Année :

    2011

  • Éditeur :

    Editions Didier Carpentier

  • ISBN :

    978-2-84167-743-6

  • Prix de vente :

    19.90 €

Quatrième de couverture

Jean-Jacques Goldman a soixante ans !

Auteur-compositeur-interprète, mais aussi arrangeur, éditeur, producteur, parolier, et même chef d'orchestre des Restos du Coeur, dans l'ombre ou dans la lumière, voilà 30 ans qu'il règne en France sur le métier. Cet éternel adolescent solitaire devenu un père de famille nombreuse reste pourtant l'anonymele plus célèbre de l'Hexagone.

Qui est vraiment l'homme en or et d'où vient-il ?

S'appuyant sur une étude approfondie de son oeuvre, ainsi que de nombreux documents exclusifs retrouvés aux Archives nationales, et bien d'autres témoignages inédits émanant d'anciens compagnons de route du chanteur, le présent ouvrage répond à cette question. Goldman montre ici toute sa délicatesse et sa sensibilité, il révèle aussi un bagout subtil teinté d'un humour "boy scout" masquant une certaine rigueur morale et un esprit de rancune endémique. Sont également exposées ses contradictions revendiquées, comme ses erreurs assumées et certaines de ses positions jugées un rien "réacs" ; ce qui n'a jamais manqué d'amuser ce contemplatif, savant brouilleur de cartes et ennemi déclaré des conformismes ambiants.

Que son oeuvre passe ou non à la postérité, la grande force de Jean-Jacques Goldman, "chanteur utilitaire" et mélodiste talentueux en mal constant d'inspiration, sera d'avoir su capter l'air du temps ou... le vent de l'Histoire.

Présentation de l'auteur

Remarqué par Bernard Pivot dès sa première biographie sur Josephine Baker, Emmanuel Bonini, également romancier, est un auteur d'investigation rigoureux et passionné, doté d'une plume exigeante. Cet admirateur de la première heure, fort de sa correspondance passée avec Goldman, se propose d'éclairer sous un jour nouveau le destin de ce monument de la chanson française.

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Mon avis

D'entrée de jeu, Emmanuel Bonini se pose en légitimiste pour l'écriture de son livre consacré à Jean-Jacques Goldman. Il reconnaît également, en prolongeant la pensée d'Anaïs Nin, que "toute biographie vaut autobiographie". Ainsi, bien plus qu'une exégèse de l’œuvre de Jean-Jacques Goldman, "Le vent de l'Histoire" mêle et entremêle les pensées de son auteur, qui entretient une relation épistolaire, certes épisodique, avec le sujet de son livre depuis 1985. Cependant, même si Emmanuel Bonini n'a plus 15 ans, il peine parfois à se détacher de sa passion adolescente pour JJG. "Le vent de l'Histoire" est la dixième biographie rédigée par Emmanuel Bonini, par ailleurs romancier. Il ne s'agit donc pas là d'un premier essai d'un écrivain débutant. Le parti pris de mieux connaître Jean-Jacques Goldman à travers les yeux d'Emmanuel est surprenant, mais plutôt réussi, grâce à de nombreuses anecdotes inédites. Les 16 pages consacrées à Alter Goldman sont dignes des meilleurs reportages d'investigation. Je ne suis en revanche pas certain qu'un chapitre entier (16 pages, sans compter d'autres paragraphes et allusions çà et là) sur le destin de Pierre Goldman avait sa place ici. A choisir, un chapitre consacré à Robert Goldman eût été préférable. De même, 12 pages (sur 300) étaient-elles vraiment indispensables concernant S.O.S. Racisme ?

Le principal reproche que je peux faire au "Vent de l'Histoire" concerne le style d'écriture d'Emmanuel Bonini. Des phrases longues, très longues, émaillées de citations, entrecoupées de phrases nominales courtes, très courtes. Au final, "Le vent de l'Histoire" s'avère être l'un des meilleurs ouvrages consacrés à Jean-Jacques Goldman, dont le style peut toutefois dérouter. A vous de vous faire votre propre opinion. :-)

Les erreurs du livre

  • p. 50 :

    quel- qu'un -> quelqu'un

  • p. 56 :

    Dufourmentelle -> Dufourmantelle

  • p. 56 :

    L'enregistrement à l'orgue d'un 45T, avec des morceaux comme "Jericho" ou "Colors"

    le 45T des Red Mountain Gospellers contient les morceaux suivants: "Colours", "Go down Moses", "Nobody knows".

  • p. 57 :

    "Listen to the falling rain, listen the rain fall..."

    "Listen to the falling rain, listen to it fall."

  • p. 62 :

    Le nouveau lauréat se promet d'attaquer de front son année de préparation HEC (Hautes études commerciales). (...) Jean-Jacques fait le choix de s'investir dans son année de prépa. Echec. -> La prépa HEC est une classe à concours, pas à examens. On n'échoue donc à sa prépa que si on n'est reçu à aucune Ecole de Commerce, ce qui n'est pas le cas de JJG, puisqu'ill a réussi le concours d'entrée de l'EDHEC.

  • p. 74 :

    Jean-Jacques ne s'est pas contenté que de faire semblant

  • p. 75 :

    Monssoon -> Monsoons

  • p. 77 :

    Red Mountains Gospellers -> Red Mountain Gospellers

  • p. 90 :

    Kahnh -> Khanh

  • p. 122 :

    Sony -> en 1980, Sony n'était pas encore actif dans le monde de la musique. Jean-Jacques Goldman a signé chez Epic, un label CBS, racheté en 1988 par Sony. En 1990, Jean-Jacques Goldman rejoint Columbia, un autre label de Sony, qui devient Sony Music en 1991.

  • p. 126 :

    L'entrée forcée de Jean-Jacques Goldman chez Sony -> idem.

  • p. 130 :

    Un contrat de cinq ans avec Sony -> idem.

  • p. 142 :

    il s'était fait prié -> il s'était fait prier.

  • p. 177 :

    Schmidt (x3) -> Schmitt

  • p. 184 :

    Madame Devoisier -> Levoisier

  • p. 206 :

    partant -> pourtant

  • p. 233 :

    Coté -> Côté

  • p. 239 :

    Ça peut-être -> Ça peut être.

  • p. 243 :

    "Quand le masque tombe", "Ne m'oublie pas", et "J'la croise tous les matins" -> "Quand le masque tombe" est une chanson d'Erick Benzi ; "Ne m'oublie pas" est une chanson de Gildas Arzel et Canada ; Jean-Jacques Goldman a en fait écrit "Le regard des autres" pour cet album, et co-écrit (avec Erick Benzi, Gildas Arzel et Jacques Veneruso), "Lorada", qui ouvre l'album et lui en a donné le titre.

    "Quand le masque tombe", "Ne m'oublie pas", et "J'la croise tous les matins" -> "Quand le masque tombe" est une chanson d'Erick Benzi ; "Ne m'oublie pas" est une chanson de Gildas Arzel et Canada ; Jean-Jacques Goldman a en fait écrit "Le regard des autres" pour cet album, et co-écrit (avec Erick Benzi, Gildas Arzel et Jacques Veneruso), "Lorada", qui ouvre l'album et lui en a donné le titre.

  • p. 255 :

    International Tribune -> International Herald Tribune

  • p. 264 :

    "La nuit" -> "Nuit"

  • p. 276 :

    réorchestrée -> réorchestrer

  • p. 277 :

    "Du New Morning au Zénith", sorti en juin 1996 et vendu à 600 000 exemplaires - un disque de platine de plus. En 1996, on obtenait un disque de platine avec 300 000 ventes. C'est le cas de"Du New Morning au Zénith".

  • p. 278 :

    Dans "Le temps qui passe", extrait de "Rouge". -> "On n'a pas changé".

  • p. 279 :

    La Presse, 14 mars 1994 -> La Presse, 14 mars 1998

  • p. 287 :

    pour tous les moove -> pour tous les moves

  • p. 287 :

    11 Septembre 2001 -> 11 septembre 2001

  • p. 289 :

    les danseurs irlandais -> la troupe est originaire de Lublin, en Pologne

  • p. 290 :

    Un duo, "Ma promesse" -> "La promesse"

  • p. 292 :

    Grand Dieux -> Grands Dieux

  • p. 296 :

    Alain Mareska -> Jean Mareska

  • p. 299 :

    pêcheur (x2)

    pécheur

  • p. 316 :

    Shangaï Casino -> Shanghaï Casino

  • p. 326 :

    Bénélos -> Bélénos

  • p. 331 :

    les premiers à avoir adhérer -> adhéré

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