Il l’a dit à “Ciné-Télé-Revue”

Il l’a dit à “Ciné-Télé-Revue”

Ciné-Télé-Revue n° 36, 7 septembre 2023 , 7 septembre 2023

Cité comme source importante du livre d’Ivan Jablonka, notre magazine a été l’interlocuteur préféré de Jean-Jacques Goldman dans la presse belge. Morceaux choisis de ses interviews les plus importantes.

SUR SA NOTORIÉTÉ

En 1983 : “Pourquoi les gens se mettent tout à coup à vous aimer ? Il existe une expression pour expliquer le succès : être dans le vent. Je suis actuellement l’agréable victime d’un courant. Le public attendait peut-être un chanteur qui emploie tel type de mots, qui joue tel type de musique. Je profite de ce courant-là. Mais si le vent avait soufflé vers une autre ode, j’aurais pu chanter les mêmes chansons, elles seraient passées dans l’indifférence générale.”

En 1985 : “J’ai des ambitions très précises, qui ne sont pas de succès, de notoriété et de reconnaissance. Mon ambition est de progresser musicalement dans l’écriture, dans l’enregistrement. Je n’ai jamais rêvé d’être adulé par les foules ni d’être milliardaire mais de faire de la musique sans contrainte, sans arrière-pensées de succès, oui.”

En 1988 : “Numéro un dans le domaine artistique, cela ne veut rien dire.”

SUR SON RETRAIT DES PROJECTEURS

En 1985 : “J’adore le travail de composition et de studio. Je préfère tout ce qui se fait plus ou moins dans l’ombre : c’est ce qui me passionne et me fait ressentir des choses très fortes.”

“Je n’ai jamais rêvé d’être seul sur scène. (...) Plus jeune, ce que je voulais faire, c’était de la musique parce que cette activité me procurait un immense plaisir. Si j’en suis arrivé à chanter, c’est parce que j’ai proposé mes chansons à tous les interprètes du moment et c’est seulement devant leur refus général que je me suis décidé à les interpréter moi-même.”

En 1985 : “Écrire des chansons et les enregistrer ne sont pas des périodes où je suis le plus heureux, parce que je me pose des tas de questions. Je perds du poids, je ne dors plus, c’est très perturbant mais c’est ce qui me passionne le plus dans l’existence.”

“Je ne serais pas heureux si j’avais fait une chanson que je juge mauvaise, même si elle était un énorme tube. Je n’ai pas besoin d’être dans les hit-parades pour être heureux.”

“La scène me faisait peur, puis la peur s’estompe petit à petit parce que j’ai appris à l’aimer. Le plaisir peut enfin venir.”

En 1988 : “Changer le monde n’est pas dans le pouvoir des chanteurs. Nous ne délivrons pas de messages. Nous ne sommes pas des leaders d’opinion. Nous chantons ce que les gens ressentent. En fait, nous chantons le message des gens.”

SUR SON ATTITUDE D’IDOLE

En 1985 : “Je n’ai pas l’impression de jouer une rôle d’idole ou de star. J’ai des rapports très proches avec les gens. (...) Qu’est-ce qu’une star maintenant ? Les gens n’ont plus besoin de personnages pour fantasmer. Ils apprécient davantage quelqu’un pour ce qu’il fait et plus tellement pour ce qu’il est. Et c’est mieux ainsi.”

En 1988 : “Les gens m’aiment comme un ami, non comme une étoile. Je ne crois pas qu’ils s’identifient à moi.”

crédit Ciné-Télé-Revue

Infos pratiques
  • Retranscription : Luc Andries
  • Partager cet article

Page concernée :