40 ans de Jean-Jacques Goldman - Épisode 2

40 ans de Jean-Jacques Goldman - Épisode 2

La Story Nostalgie, Nostalgie Belgique, 31. août 2021 , 31 août 2021

[Fond sonore : début de "A l'envers"]

Je vous l’ai dit, quand Jean-Jacques débarque sur nos télés et dans nos radios libres en 1981, cela fait alors 20 ans qu’il essaie de se faire un nom.

[Fond sonore : début de "C'est pas grave papa"]

La première tentative en français, en 1976, est pourtant du Goldman pur jus, du concentré de hit. Mais, comme dans la chanson d’Aznavour, il est véritablement là, pour le coup, trop en avance. En pleine époque rock progressif, variétés mais aussi pré-punk, il ne se trouve en effet personne que le blues en français puisse intéresser sur les longues ondes des radios périphériques et le disque reste dans les caisses.

Cinq ans après, Jean-Jacques Goldman n’en est plus à douter. Il est sûr de son fait : il doit raccrocher, prendre sa retraite du monde de la musique pour lequel il n’est pas fait, puisqu’on ne veut pas de lui. Non, il va continuer à travailler avec son frère dans le magasin de sport en région parisienne, qu’il a repris avec ses parents. Et cela ne l’empêchera pas de composer des chansons et de les faire interpréter par d’autres. Qui sait, il y a bien quelqu’un qui, un jour, va se mettre à les chanter ? Il a quand même un tube à son actif, l’artiste :

[Fond sonore : "Sister Jane"]

Ok. C’était en anglais et dans un circuit qui, dans les années septante, il faut le savoir, était totalement ignoré par le monde de la grande variété. Et c’est là où le bât blesse : Goldman, personne ne le connaît dans l’entourage des Johnny Hallyday et compagnie et donc, ses chansons, on n’en veut pas. Alors, comment cet album est-il arrivé dans les bacs, me direz-vous ? Eh bien, le chemin du succès – et plus généralement de nos vies – prend parfois des directions inattendues à partir d’un moment très souvent d’une banalité affligeante. Et pour Jean-Jacques Goldman, tout part de cette phrase : "Dis, tu connais le Jeu de la Chance sur TF1 ?", lui demande un jour son voisin qui, il se trouve, travaille chez Barclay et lui demande une chanson pour une candidate.

[Fond sonore : "Gros câlin blues"]

"Gros câlin blues", la chanson que Goldman lui écrit, permet à Anne-Marie Batailler (c’est son nom) de remporter l’émission. Et logiquement, elle lui en demande une autre, avec laquelle elle remporte l’émission suivante. C’est au bout de trois ou quatre émissions, au cours de laquelle l’animatrice annonce que la chanson est d’un certain Jean-Jacques Goldman, qu’un téléspectateur pas comme les autres se renseigne sur lui : qui est donc cet auteur inconnu qui écrit de si bonnes chansons ?

— Bonjour. Je m’appelle Marc Lumbroso, j’ai entendu par hasard une de vos chansons à la télévision et j’ai demandé vos coordonnées à la SACEM, alors voilà : j’aimerais vous rencontrer pour écouter ce que vous faites.

[Fond sonore : début de "Il suffira d’un signe"]

Oui, c’est dans le doute le plus total que commence l’aventure Goldman. Et je ne sais plus quelle chanson disait qu’il suffisait d’un signe…

[Diffusion de la chanson "Il suffira d’un signe"]

crédit Alexis Vassivière, Nostalgie Belgique

Infos pratiques
  • Retranscription : Luc Andries
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