Jean-Jacques Goldman le faiseur d'hymnes des Enfoirés depuis 30 ans (RTL, 14 mai 2016)
Article écrit par Steven Bellery , 14 mai 2016
Retranscription de Jérôme Casar
Relecture et corrections de <ton prénom + ton nom>
Chansons mentionnées : ‘’ La chanson des restos ‘’.
En 1986, le chanteur composait la première chanson des restos qui deviendra un tube.
Jean-Jacques Goldman a annoncé vendredi 13 mai qu'il quittait pour un temps l'aventure des Enfoirés. Il était l'une des pierres angulaires des Restos du cœur, depuis ces débuts. Chaque année, Jean-Jacques Goldman choisissait un hymne fédérateur pour le concert. Les Enfoirés ont toujours repris en cœur un single qui ouvre ou ferme le concert et que l'on entend ensuite à la radio. Certains de ces hymnes choisis et arrangés par Goldman sont restés dans la mémoire collective.
Jean-Jacques Goldman a ce talent pour ressusciter certaines chansons oubliées. Ainsi en 2006, Les Enfoirés font d'un titre d'Alain Chamfort Le temps qui court, un tube. C'est ainsi qu'en trente ans Jean-Jacques Goldman a façonné le rendez-vous populaire le plus emblématique de la télévision et qui rassemble plus de 11 millions de téléspectateurs par soirée. Il rapporte aussi une vingtaine de millions d'euros aux Restos du cœur, soit 10 % de leur budget.
Le concert des Enfoirés est devenu annuel en 1992. Les Enfoirés investissent l'opéra Garnier et les artistes interprètent leur propres tubes. Jean-Jacques Goldman a alors l'idée d’insérer dans le spectacle quelques reprises : des chansons emblématiques du répertoire français. C'est en 1995, qu'il décide que les artistes ne viendront plus chanter leur chanson, mais celles des autres. En 2010 il avait livré à Anthony Martin la recette d'un bon concert des enfoirés : "Notre travail c'est d'essayer de fédérer un public large, de leur proposer certains succès de l'année et des succès plus anciens. Au-delà de l'aspect caritatif, il y a un aspect revisite du catalogue français utile et c'est sympa".
Sa marque de fabrique c'est de choisir des chansons à haute teneur émotionnelle, créer des moments suspendus, des instants de grâce qui laissent les téléspectateurs bouche bée. Comme la reprise de Qui a le droit, de Patrick Bruel. Jean-Jacques Goldman marie aussi les voix à merveille et monte des duos de voix inentendus. Certaines reprises comme Maurane et Céline Dion qui chante Brel ou Vanessa Paradis et Maxime le Forestier qui reprennent Renaud, ont marqué l'histoire de la télé.