De Paris à Las Vegas... L'histoire
DVD "Une fille et quatre types", octobre 2003 , 13 octobre 2003
[Céline, accompagnée de ses quatre types, chante en acoustique "Tout l'or des hommes". Jacques, Erick et Gildas sont à la guitare, Jean- Jacques est à la batterie, ou plutôt marque le rythme à l'aide de baguettes sur un magasine posé sur sa jambe. Ils répètent dans une toute petite pièce, sorte de buanderie où l'on peut voir en arrière- plan deux machines à laver et un réfrigérateur. Cette scène est extraite du clip de la chanson]
[Durant l'interview, Céline est assise sur un canapé, tandis que Jacques, Gildas et Jean-Jacques sont debout devant un décor en bois. L'interview est un montage de répliques des uns et des autres, interrogés chacun de leur côté]
De faire un disque avec Jean-Jacques, et trois de ses copains, ça a été c'est sûr très alléchant pour moi.
Céline lui a demandé des chansons, et puis il a pensé à nous pour collaborer à cet album.
Je leur ai proposé non seulement cet album mais aussi l'idée de chanter ensemble, de faire des choses plus acoustiques, plus guitare, très vocales, et ça les a intéressés... Et à partir de ce moment-là, je leur ai demandé de me proposer des chansons, voilà.
J'ai trouvé ça assez amusant l'idée de se dire, "on va faire ce groupe avec elle".
L'artiste est un peu plus intégré dans le concept de l'album, plutôt que le chanteur qui vient chanter des chansons...
Je me sens comme si je faisais partie d'un "Band", c'est cool pour moi ! Parce que quand on aime chanter beaucoup, puis qu'on est avec des mecs qui aiment ça autant que nous, c'est partager le plaisir !
[Dans la salle d'enregistrement, très lumineuse, Céline découvre "Rien n'est vraiment fini". Jean-Jacques est au piano, tandis qu'elle fredonne les paroles. Jacques lui donne le ton, et Céline reprend. Puis vient l'enregistrement de la chanson : Céline tout d'abord, et enfin les choeurs (Erick et Jacques d'un côté, Gildas et Jean-Jacques de l'autre)]
Jean-Jacques, pour moi, c'est celui qui est à la tête de tout ça.
Il connaît assez bien les personnalités de chacun, donc il va plus ou moins aiguiller la demande, selon ce qu'on sait faire ou pas.
Evidemment, Gildas c'est le guitariste...
Dans ce projet-là, je suis auteur-compositeur.
Disons, il y a Erick quand même qui est central, dans le sens où il centralise vraiment les arrangements...
Tout le monde, chaque auteur-compositeur, a sa façon de voir les choses, et je suis là pour essayer de livrer la marchandise le mieux possible.
[En salle d'enregistrement, Céline chante "Je t'aime encore" accompagnée par Jean-Jacques à la guitare. "Et si l'on faisait comme ça..." lui dit-il en lui fredonnant l'air. Céline enchaîne, et l'on voit Jacques et Erick l'observant, d'un air impressionné (ndlr : peut- être par sa rapidité à toujours donner le meilleur, tout de suite). Pendant la chanson, nous pouvons voir Jean-Jacques en "pause café", puis Céline s'exerçant à la guitare devant le miroir]
Jean-Jacques est concentré sur son texte, et il m'écoute chanter. Puis quand je finis, il me regarde, avec un sourire... [elle sourit] où il est content, où il est impressionné ! Et de pouvoir encore l'impressionner, pour moi, ça vaut le coup...
Et sa force à elle, c'est justement que dès qu'elle entend une chanson, elle est capable d'imaginer ce que ça va donner pour elle, tout de suite. Elle la rechante tout de suite après, elle met exactement le ton qu'il faut...
Il faut pas lui faire faire trop de pistes, quand on enregistre, parce qu'on ne sait plus quoi choisir ! Parce que c'est toujours bien, quoi ! Toujours bien, toujours bien...
Elle et eux, vocalement, ça cartonne quand même pas mal... Ça c'est assez excitant !
[Céline chante "Je t'aime encore", en salle d'enregistrement. Puis, à la fin de la chanson, Jean-Jacques annonce : "Ok, c'est fini... (rires) On peut l'écouter, là ?"]
La bonne méthode, c'est d'essayer d'être à la hauteur de sa voix ! C'est-à-dire d'essayer de faire des textes pas trop crétins et quelque chose qui swingue un peu...
Il y a une chanson, je ne me rappelle plus laquelle, elle l'a chantée puis elle s'est mise à pleurer parce qu'elle était émue. Et puis il y avait René qui pleurait aussi, ils se sont embrassés en pleurant, c'était très touchant !
[Céline chante en anglais, accompagnée par Erick à la guitare]
On a quand même la Rolls-Royce des chanteuses dans les mains !
Elle ouvre la bouche, c'est un disque quoi...
[Céline, assise sur le canapé, s'exerce sur "Des milliers de baisers". Jean-Jacques la rejoint, et lui explique : "Je ne sais pas qui va commencer. En fait, je vais la faire chanter par tout le monde, entièrement, peut-être même à toi, et après on verra qui sonne le mieux à tel endroit..." Devant le micro, Jean-Jacques donne le ton et Céline reprend derrière lui. Mais lorsque la note devient trop haute, il s'arrête et dit en souriant : "bon, on va s'arrêter là..."]
J'avais "Des milliers" [sic] où elle chante assez peu, où finalement, c'est ce côté quatre/cinq qui m'inspirait pas mal, c'est-à-dire d'elle comme chanteuse de comédie musicale d'une certaine manière... ce qui est quand même le luxe absolu !
Je me dis que maintenant, j'ai plutôt envie de donner des choses positives, et je pense que Céline est un bon vecteur pour ça parce que c'est quelqu'un qui a une vie déjà un peu exceptionnelle, qui le sait, qui en est tout à fait consciente, et qui ne se la joue pas ! Elle est assez naturelle pour ça !
J'aime bien les gens qui n'ont pas de différence entre leur personnage privé et leur personnage public...
[Las Vegas, mai 2003. Céline descend de voiture, accompagnée de René, tandis que ses "quatre types" l'attendent à la porte du studio. Elle se précipite pour les embrasser, l'un après l'autre, comme si elle ne les avait pas vus depuis 10 ans. Puis retour au studio, où ils enregistrent "Apprends-moi"]
J'aurais aimé partir en tournée avec eux, avec ma petite valise, trois t-shirts et puis une paire de jeans, faire vraiment tout ce que j'ai pas fait, ce que j'ai jamais fait dans le fond !
[Céline, Jacques, Erick et Jean-Jacques sont dans leur bus, et chantent en choeur "Travailler c'est trop dur / Et voler c'est pas beau / Mendier la charité / C'est une chose qu'j'peux pas faire / Chaque jour que moi j'vis / On m'demande de quoi j'vis / J'dis que j'vis sur l'amour / Et j'espère vivre vieux..."]
"Tout l'or des hommes", moi je crois que Jean- Jacques a flashé directement sur cette chanson dès que je la lui ai proposée, parce que visiblement il y a un message dedans qui lui correspond bien... Et puis je crois que c'est une chanson qui devrait faire son chemin !
[Extrait de "Tout l'or des hommes", sur fond des images du tournage du clip, et du clip lui-même]
[Tout à coup nous voyons Céline faire des aller-retour dans tous les sens, lorsque Gildas lance : "Ce qui est bien avec Céline, c'est qu'on a de l'air tout le temps ! (rires) Il y a des moments c'est pénible, mais là c'est bon..." (ndlr : dehors c'est la canicule) Jean-Jacques : "C'est ses cheveux, tu sais", mimant un cyclone avec ses mains. Puis nous entendons un extrait des directives du réalisateur : "Là il y a une bagnole qui arrive, Céline va discuter avec le chauffeur, les 2 guitaristes re-rentrent dans le bus prendre la guitare, vous vous mettez derrière, vous grimpez comme vous pouvez dedans avec Céline et vous partez..."]
Ça a été un plaisir, du début à la fin.
[Jean-Jacques tape avec ses baguettes sur les casseroles accrochées au mur, tandis que Céline danse...]
Céline, elle est touchée par la grâce, pour moi.
Assez surprenante, la dame.
Bah, une des cinq voix mondiales, quoi.
De retrouver Jean-Jacques et ses copains, Jacques, Erick, Gildas, et de rechanter à nouveau en français...
[Céline et ses quatre types chantent "Valse adieu", Gildas à la guitare et Jean-Jacques se servant de sa jambe comme batterie. On ressent le plaisir qu'ils ont à chanter ensemble]