Week-end Jean-Jacques Goldman (extrait)
Nostalgie, 26 et 27 septembre 1997 , 26 septembre 1997
Christophe Nicolas : Jean-Jacques, est-ce qu'on peut remonter jusqu'en 1982 ?
Jean-Jacques Goldman : Remontons.
Christophe Nicolas : Allez, on remonte ensemble. Est-ce que vous vous ré-écoutez parfois ? Est-ce qu'il vous arrive de ré-écouter certaines de vos anciennes chansons, de vos premiers albums ?
Jean-Jacques Goldman : Il m'arrive de les ré-écouter. Ne serait-ce... alors, lors de 2 occasions. D'abord à la radio, parfois, je suis dans la voiture. Et puis lorsque je refais la liste des concerts, faut que je ré-écoute un peu tout pour savoir ce qui peut s'adapter à ce concert ou pas.
[...]
Christophe Nicolas : Et est-ce qu'il y a des artistes que vous auriez pu, maintenant, rencontrer – parce que, bah, vous avez le même statut qu'eux – et que vous ne souhaitez pas rencontrer en fait, pour ne pas casser une sorte de rêve, pour ne pas casser un imaginaire ?
Jean-Jacques Goldman : Ça m'est arrivé. J'ai croisé à plusieurs reprises, en studio, Elton John, par exemple, dont je connaissais les 3 ou 4 premiers albums parfaitement, et je n'ai pas osé lui parler. Récemment, on m'a proposé d'aller interviewer Mark Knopfler, qui est un guitariste qui me bouleverse, et je n'ai pas voulu.
Christophe Nicolas : Vous avez peur d'être un petit peu déçu ou ça vous est arrivé, déjà, de l'être ?
Jean-Jacques Goldman : Non, pas par peur d'être déçu. Par timidité. Et je me dis que je les connais presque de façon intime, ces gens-là, par ce qu'ils font, que je... C'est comme le groupe Toto, Lukater, tout ça... J'ai toujours préféré ne pas les rencontrer. Je savais pas quoi leur dire, quoi.