Jean-Jacques Goldman sur Sunday rock
Sunday Rock , 9 septembre 1984
Jean-Jacques, je suis content de t'avoir avec nous aujourd'hui. «Quand la musique est bonne», est-ce que cela te dit quelque chose ? Oui ? Je vais la chanter avec toi.
Voilà une bonne chose, c'est vraiment une avant-première, c'est un scoop dans Sunday Rock : Goldman-Hallyday !
[Quand la musique est bonne, JJG en duo avec Johnny Hallyday. Johnny Hallyday la massacre complètement, il est toujours à contre-temps sur les refrains]
Jean-Jacques Goldman, «Quand la musique est bonne», elle est bonne pour Johnny Hallyday et Jean-Jacques Goldman.
[à Jean-Jacques Goldman] Dis-moi, tu chantes haut ?
Ce que je trouve formidable, c'est que Johnny s'adapte à toutes les chansons.
Oui. C'est une chanson qui est difficile à chanter parce qu'elle est haute.
En dehors de toi, est-ce que quelqu'un d'autre l'a chantée auparavant, comme Johnny Hallyday ce soir ?
Il y a une ou deux adaptations en anglais, je crois, mais aucune en français.
Lesquelles ?
Des groupes inconnus, un américain et un anglais, je crois…
…ce qui donne «When the music is good».
Exactement, on exporte.
En tout cas, j'ai pris mon pied en la chantant avec toi.
Jean-Jacques, «Plus fort» ?
«Plus fort».
C'est une nouvelle «Marseillaise» ?
Il s'agit d'une chanson qui figure sur le dernier album et qui se trouve à la fin du spectacle.
Puisque l'on parle de ce spectacle, tu viens d'effectuer une grande tournée ?
Oui, oui, elle était longue. Lorsque c'est la première, on découvre tout, à savoir ce qu'il y a de bien et de pas bien.
Dans combien de villes ?
Quatre-vingt dix villes.
C'est très très long effectivement.
Depuis le huit novembre. C'est une situation extrême, la tournée. Je crois que tout le monde le sait. Il y a des périodes très dures, d'autres qui sont très très bonnes. Cette vie est complètement en dents de scie. Je pense que cela rassure beaucoup une fois qu'on l'a faite, mais en même temps cela remet beaucoup de choses en questions ; parce qu'on l'a faite une fois, on a que ça en tête. On pense déjà à la prochaine et chaque fois, il faut faire un peu mieux avec un peu plus de contacts et avec un peu plus de moyens.
Etait-ce une bonne expérience ?
De tout façon, tout ce qui est difficile est une bonne expérience.
Dis-moi, Jean-Jacques…
…je te dis, Johnny [Rires].
«Plus fort» me fait penser à du bon rock'n roll. Je sais que tu écris toutes tes chansons, est-ce que tu t'inspires de quelques pionniers du rock ?
Ecoute, je suis né en 1951. Je me suis vraiment intéressé à la musique dans les années «soixante» et plus particulièrement l'année 1965. C'est une grande chance car l'année 1965 a vu les débuts d'une vraie révolution musicale ahurissante. C'était les débuts des Stones, des Beatles etc. qui, eux, étaient influencés par ceux qui t'ont influencé : Gene Vincent, Bill Haley etc.
Et Johnny !
Lui, il est trop présent pour s'inspirer de lui- même. Il s'inspire tout seul.
On s'inspire tous de quelqu'un. En ce qui me concerne, je tire mon inspiration de Presley, d'Eddie Cochrane, de Gene Vincent. En France, il est assez rare de trouver des gens qui écrivent du rock'n roll. Je dois dire qu'il s'agit d'un bon rock'n roll et j'aurais bien aimé la chanter.
Je te remercie.
Merci.
Jean-Jacques Goldman, merci d'être venu sur Sunday Rock.