Quand la musique est bonne
Chansons à la carte, RTBF, 8 décembre 1982 , 8 décembre 1982
Bérengère : Jean-Jacques Goldman, bonsoir.
Jean-Jacques Goldman : Bonsoir.
Bérengère : Vous aussi, Jean-Jacques, il n'y a pas longtemps que vous êtes venu à la Chansons à la Carte ?
Jean-Jacques Goldman : C'était il y a à peu près un an, je crois. L'année dernière, pour le premier disque.
Bérengère : Vous aviez chanté ?
Jean-Jacques Goldman : C'était un titre qui s'appelait "Il suffira d'un signe".
Bérengère : Bon, moi je voudrais savoir ce qui vous a amené à la chanson.
Jean-Jacques Goldman ; En fait, c'est tout naturel. Moi, personnellement, l'expérience que j'ai faite avant, c'était l'expérience des groupes, c'est-à-dire un petit peu comme tous les mômes de maintenant qui, dès qu'ils ont une guitare et une batterie, se mettent ensemble et commencent à jouer la musique des autres. Et puis, peu à peu, on commence à faire sa propre musique.
Bérengère : Et sur quoi vous basez-vous pour choisir une chanson ?
Jean-Jacques Goldman : Celles que je fais, moi ? Ou celles qu'on jouait avant ?
Bérengère : Non, celles que vous faites maintenant.
Jean-Jacques Goldman : Moi, ce qui me paraît le plus important, c'est – du fait de la musique que j'aimais avant, qui était une musique surtout anglo-saxonne – ce qui me paraît le plus important, c'est la musique, c'est le fait que ça fasse danser les gens, le fait que ça leur plaise au départ. Si ensuite, ils peuvent réfléchir sur ce qu'il y a sur les textes, c'est...
Bérengère : Ce n'est pas plus mal non plus.
Jean-Jacques Goldman : Ce n'est pas plus mal mais je pense que le plus important, c'est l'immédiat de la chanson. Je crois que c'est la musique avant.
Bérengère : Donc, au fond, votre titre "Quand la musique est bonne", c'est une espèce de profession de foi ?
Jean-Jacques Goldman : C'est un petit peu ça. Je raconte un peu ce qui se passait dans ces groupes où je rôdais sur les Tobacco Roads avec mes Gibson et que finalement, c'est une chose qui m'a guidé jusqu'à maintenant.
Bérengère : Jean-Jacques, merci. On vous retrouve tout de suite.
Jean-Jacques Goldman : D'accord.
