Chanson

Pas d'un pas

  • Version originale
  • Année : 2003
  • Interprétée par : Dan Ar Braz
  • Distribuée par : Columbia / Sony Music
Parler de sa vie - Jean-Jacques Goldman
  • Où trouver ce titre

Paroles


Passant, sans y penser, sans rien comprendre
Marchant sans avancer, sans même apprendre
Ignorant les poids légués, les plaies et les cendres
Laissant sa vie glisser sans se défendre

Sans une aspérité
Une ombre où s'accrocher

Tant que l'on ne sait pas

Errants, les sans racines aux destins égarés
Renoncer, découragés, tout lâcher, se rendre

Prisonniers sans bagages
Même armés de courage

Tant qu'on ne sait pas

Tant qu'on ne se regarde pas
On n'avance pas d'un pas
Tant que l'on ne se connaît pas
On n'avancera pas d'un pas

Changer les règles des jeux, changer les frontières
Parler, glosser un peu, se moquer des pères

S'exiler d'autrefois
Se dérober à soi

Mais tant qu'on ne sait pas

Tant que l'on n'est pas face à soi
On n'avancera pas d'un pas
Tant que l'on ne s'aimera pas
On n'avancera pas d'un pas

Passant, sans y penser, sans rien comprendre
Apprends, pour avancer tes plaies et tes cendres

Les chansons sont souvent plus belles...

Presse

Le Télégramme, 12 novembre 2003

Dan Ar Braz : Ce qui m'intéresse d'abord dans JJG, c'est l'homme qu'il est, avec sa façon d'agir, par rapport à sa notoriété. Si un nombre bien supérieur d'artistes faisaient comme lui, alors ils seraient plus en phase avec la réalité du monde. J'ai rencontré Jean-Jacques il y a quelques années à Brest. Ressentant des similitudes dans nos manières d'être, je lui ai demandé s'il voulait bien m'écrire un ou deux textes. Il a accepté... et touché dans le mille. Ses mots, c'est le summum des cadeaux.

Presse

Dossier de presse, novembre 2003

Dan Ar Braz : Jean-Jacques a eu la gentillesse de rédiger une petite chronique sur "La mémoire des volets blancs". Goldman, c'est un ami. J'apprécie sa manière d'être, de travailler. (...) Quand cet album était en gestation, je l'avais vu à Brest lors d'un concert. Je lui avais dit "Jean-Jacques, j'aimerais bien que tu m'écrives un texte". (...) J'avais découpé des articles de presse ayant trait à l'alcoolisme et au suicide des Bretons. Cette réalité me touche profondément. Je n'admets pas qu'on puisse rire de cela. Les gens se moquent de cette désespérance bretonne. Jean-Jacques a lu ces articles et il m'a écrit un texte dans lequel il ne parle jamais de suicide. Cette chanson est terriblement belle. Quand je l'ai lue, j'étais vert.

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