Last flight
- CD WEA 4509-96265-2
- K7 WEA 456740
- LP WEA 56740
Farewell gig in Amsterdam
He turns that handle ... shine
Playing tunes for people passing by
Looks so sad I guess you wonder why
Well, he's on ... a new day
No one there to guide him on his way
No one there to comfort his dismay
From the cold lonely nights
These dreams filled with fear
Full of brothers and fights
There's no peace for man here
They always passed by on their way
After school to hear the organ play
Old man smiled and beckoned them to stay
So they sat there for a while
Round the fire to keep them from the cold
And they listened to tale he told
So he starts to recall
Days of youth in Brazil
In the cold of the north
He was gulping the pill
So he starts to recall
Days of youth in Brazil
In the cold of the north
He was gulping the pill
Once was a star
He became the master round
To hear him play those tom toms
Vibes and gong on my drum
Music from afar
With a great percussion sound
Playing summers and dancing along
With the song, what went wrong
Success
After success he
Returned to play
A farewell gig in Amsterdam
He met
A nice young girl and
He fell way down under her spell
He quit the band
All good things must end
She drove hime round the bend
He lost all his pride
Concert d'adieu à Amsterdam
Il tourne la manivelle... étincelante
En jouant pour les personnes qui passent par là
Il a l’air si triste, je suppose que tu te demandes pourquoi
Et bien, il est... en partance
Il n’y a personne là-bas pour le guider
Ni personne pour le réconforter
Durant ces nuits froides en solitaire,
Il fait des rêves remplis de terreur,
Remplis de ses frères et de combats,
Il n’est pas de paix pour les hommes là-bas.
Ils passaient toujours par là en rentrant
De l’école pour l’entendre jouer de l’orgue,
Le vieil homme souriait et leur faisait signe de rester.
Alors ils s’asseyaient un petit moment,
Autour du feu pour se protéger du froid
Et ils l’écoutaient raconter son histoire.
Il se remémore ainsi
Sa jeunesse au Brésil.
Dans le froid du nord,
Il avalait difficilement la pilule
Alors il se remémore
Sa jeunesse au Brésil.
Dans le froid du nord,
Alors qu’il tentait d’avaler la pilule
Autrefois, il était une star.
Il était le maître des alentours
On venait pour l’entendre jouer du tam-tam
Les vibrations et les coups sur ma batterie
La musique que l’on entend au loin
Dans un grand bruit de percussion
En jouant tout l’été et dansant,
Au rythme de la chanson, qu’est-ce qui a mal tourné ?
Succès,
Après succès, il
Est retourné jouer
Un concert d’adieu à Amsterdam
Il a rencontré
Une jeune et jolie fille et
Il est littéralement tombé sous son charme
Il a abandonné le groupe
Toutes les bonnes choses ont une fin
Elle l’a fait tourner en bourrique
Et il a perdu toute sa fierté
Traduction de l'anglais de Dominique Vanoirbeck
Parler d'sa vie, le 6 août 2001
Ludovic Lorenzi : La dernière question. Je vais vous citer tous les titres que vous avez composés, un par un, et je vais vous demander ce qui vous a inspiré pour écrire ces titres. Donc, on commence par le premier, "Farewell gig in Amsterdam" de 1979.
Stéphan Caussarieu : C’est un peu l’histoire de Taï Phong et c’était un peu l’histoire de Taï Phong sur sa fin. C’est à dire que c’était un peu le dernier concert à Amsterdam. On n’est jamais aller jouer à Amsterdam mais ce n’est pas grave, c’est parce que je trouvais ça très… [rires] c’était plus mélancolique encore, les canaux et ces villes du nord, comme ça. Mais musicalement, par contre, c’était une époque où j’étais très très à l’écoute des musiques assez complexes que faisaient Genesis, Yes ou même un petit peu du Jazz rock qui s’écoutait beaucoup à l’époque et que je jouais avec d’autres musiciens dans d’autres groupes. Et j’avais envie que Taï Phong aille un petit peu dans ce créneau là, ne reste pas sur des musiques, des chansons très très cool, Pink Floyd et tout ça. J’avais envie que ça bouge un peu plus. Je pense que Jean-Jacques aussi avait cette envie là mais, lui, dans un style plus rock. Moi, c’était plus rock anglais, je dirais. Voilà.
Issy-les-Moulineaux, 20 juillet 2001
Ludovic Lorenzi : Par rapport à l'album "Last flight", est-ce que vous étiez convaincu qu'un troisième album aurait pu faire redémarrer le groupe ou vous pensiez que ça ne servait à rien d'enregistrer ce troisième album ?
Jean Mareska : Alors, "Last flight"… et ça va corroborer ce que je vous disais à propos des ventes de "Windows"… "Last flight" est un disque qu'on a enregistré à la demande du commercial de WEA. C'est à dire que les commerciaux de temps en temps demandent "Y'a pas un nouvel album de Taï Phong qui va arriver bientôt ? Parce que, regarde le premier, il a vendu 50, 60, 80 000… Et puis, le deuxième, ça a du vendre 25, 30 000. Ce n'est pas si mal que ça. Pourquoi vous ne faites pas un troisième album ?" Donc, j'ai réuni tout le monde à ce moment- là. Mais entre-temps, Jean-Alain était déjà parti, donc il y avait un autre clavier. Il y a eu cette histoire du fameux concert à Créteil où trois jours avant, Jean-Alain s'est tiré parce qu'il n'en pouvait plus et où il les a plantés… Mais je le comprends… La situation devenait invivable au sein du groupe. Donc, pour faire ce concert à Créteil, comme il n'y avait pas un clavier qui pouvait apprendre en trois jours les quinze morceaux du concert, ils ont pris quatre claviers différents, je crois, et chacun a appris deux ou trois morceaux. Et puis, à la fin, ils ont gardé le meilleur - ce qui leur semblait être le meilleur des quatre claviers - et ils l'ont adjoint au groupe. C'est Pascal Wuthrich qui, à ce moment-là, est arrivé. Donc, ce dernier album, "Last flight" - c'est moi qui ai trouvé le titre, ça m'amusait beaucoup. Je sentais que c'était l'album de la fin - a été fait vraiment de bric et de broc - non, pas de bric et de broc - il a été fait dans de bonnes conditions techniques, puisqu'on l'a enregistré à Gang. Mais chacun venait faire sa chanson. Stéphane a profité un peu du flou pour pouvoir enfin chanter, placer une composition à lui. Michael est arrivé lui aussi avec des compos. Chaque musicien venait pour ses titres à lui, faisait venir celui du groupe dont il avait besoin pour un solo de guitare, pour ceci, pour cela… Je ne pense pas que dans "Last flight", les cinq membres du groupe se soient retrouvés une seule fois ensemble en studio.