Chanson

Deux centres du monde

  • Version originale
  • Année : 2004
  • Interprétée par : Liane Foly
  • Distribuée par : ANA Label Limited / Up Music
Parler de sa vie - Jean-Jacques Goldman
  • Où trouver ce titre

Paroles


A cet endroit, il y avait un marché,
Des gens, des voix, comment l'imaginer,
Dans ce silence, ces immeubles éventrés,
Dans les méfiances, de ces rues déchirées.

Les âmes ont parlé quand les mots n'ont pas suffi,
Elles ont laissé leurs empreintes de ruine de nuit,
Dans un morceau de miroir une fille se maquille,
Ailleurs un garçon se rase et s'habille.

Elle danse parmi les décombres,
Il lui sourit quand plus loin d'autres tombent,
Elle rêve et s'envolent les bombes,
Deux amoureux comme deux centres du monde.

A cet endroit, il y avait un marché,
Des gens, des voix...

La faim, la peur, elle caresse sa peau,
Combat, malheur, il espère ses mots,
Le froid, le manque, elle n'attend que ses mains,
Le feu, les tanks, ses cheveux, ses parfums.

Une herbe oubliée pousse au milieu des cailloux,
Sous les nuages gris, passe un rayon de soleil,
Une source coule venue l'on ne sait d'où,
La vie, l'amour, les revanches éternelles.

Elle danse parmi les décombres,
Il lui sourit quand plus loin d'autres tombent,
Elle rêve et s'envolent les bombes,
Deux amoureux comme deux centres du monde.

Elle danse et le reste s'efface,
Il la regarde et tout change de place,
Elle tourne et l'entraîne à sa ronde,
Deux amoureux partout deux centres du monde.

La fin, la peur, elle caresse sa peau,
Combat, malheur...

Elle danse parmi les décombres,
Il lui sourit quand plus loin d'autres tombent,
Elle rêve et s'envolent les bombes,
Deux amoureux comme deux centres du monde.

Elle danse et rit sous les caresses,
Il l'embrasse et les ombres disparaissent,
Dans chaque baiser, chaque seconde,
Les amoureux autant deux centres du monde.

Elle danse parmi les décombres,
Il lui sourit quand plus loin d'autres tombent,
Elle rêve et s'envolent les bombes,
Deux amoureux comme deux centres du monde.

Les chansons sont souvent plus belles...

Liane Foly : "J'aime déranger"

Presse

Le Parisien, 21 avril 2008

Emmanuel Marolle : Votre précédent album, "la Chanteuse de bal", a été un échec commercial ?

Liane Foly : Oui mais c'est, entre autres, la faute de la maison de disques qui n'a pas bien travaillé. On ne trouvait pas l'album dans les magasins. Pourtant, j'en ai fait de la promotion ! Mais moi, j'ai eu des parents commerçants et je sais que si on ne met qu'une seule savonnette en place, on n'en vendra qu'une.

Emmanuel Marolle : Et artistiquement ?

Liane Foly : Le disque n'était pas du tout réussi, très brouillon. Je me cherchais peut-être à ce moment-là. Il y a des moments où il vaut mieux s'abstenir, alors que moi, j'ai sorti douze albums en vingt ans, c'est peut-être un peu trop. Jean-Jacques Goldman a fait deux chansons qui n'avaient rien à voir avec le reste. Et puis, les retrouvailles avec André Manoukian pour cet album étaient une très mauvaise idée. La preuve aujourd'hui.

"La vie est courte, vous savez..."

Presse

Le Journal des Plages, 16 mai 2008

Dominique Parravano : Est-ce à dire que vous reniez votre précédent album, La chanteuse de bal, qui a été un échec commercial et qui était peut-être un peu plus fourre-tout avec néanmoins certaines chansons très réussies ?

Liane Foly : Non, je ne renie rien mais j’avoue que le disque était très brouillon. Je me cherchais peut-être à ce moment-là. Il y a des moments où il vaut mieux s’abstenir. Jean-Jacques Goldman a fait deux chansons beaucoup plus “variété” et qui n’avaient rien à voir avec le reste. Et puis, les retrouvailles avec André Manoukian pour cet album, avec le recul, n’ont peut-être pas été une très bonne idée.

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