Ton fils
- CD Polygram 830 756-2
- K7 Polygram 830 756-4
- LP Polygram 830-756-1
On perd sa vie parfois
A vouloir la gagner
Y'en a qui naissent rois
D'autres du mauvais côté
Toi tu viens d'un pays que t'as presque oublié
De sable et de soleil et d'éternel été
Ceux qui ont de la chance y passent leurs vacances
Mais ceux qui y sont nés ne peuvent y travailler
Après toutes ces années, juste pour exister
J'ai juste envie de dire à tes yeux fatigués
Je voudrais que ton fils vive mieux que toi
Qu'on le respecte, mieux qu'on le vouvoie
Comme un homme, un Monsieur
Qui ne baisse pas les yeux
Pareil à tous ces gens qui parlent sans accent
Je voudrais que ton fils vive mieux que toi
Qu'il ait toutes ses chances, tous ses droits
Qu'il ait une signature,
Des mains blanches, une voiture
Et des papiers d'identité à perpétuité
T'es pas un grand causeur on t'l'a jamais demandé
T'as payé en sueur le prix qu'il faut payer
Tu voulais qu'il ait tout sans jamais rien compter
Pour qu'il ait toutes ses chances,
Comme les enfants de France
Pour un dernier désir, pour une ultime envie
La seule raison de croire à un sens de ta vie
Je voudrais que ton fils vive mieux que toi
Qu'on le respecte, mieux qu'on le vouvoie
Comme un homme, un Monsieur
Qui ne baisse pas les yeux
Pareil à tous ces gens qui parlent sans accent
Je voudrais que ton fils vive mieux que toi
Qu'il ait toutes ses chances, tous ses droits
Qu'il ait une signature,
Des mains blanches, une voiture
Et des papiers d'identité à perpétuité
France 2, 19 mai 2002
Jean-Jacques Goldman : A chaque fois que je suis en contact avec Zinedine Zidane - évidemment, très rarement - je suis toujours frappé par sa politesse, à quel point il est bien éduqué, à quel point il est respecteux. A chaque fois, je me dis qu'il reçoit beaucoup d'honneurs, mais c'est probablement ses parents, son père et sa mère (dont il parle d'ailleurs très respecteusement), à qui il faudrait rendre hommage. J'ai pensé qu'au cours de cette émission, il fallait rendre hommage à ses parents, et aux miens en même temps, qui ont eu le même destin, puisqu'ils sont arrivés en France, et qu'ils ont essayé de nous éduquer du mieux qu'ils pouvaient.