Céline Dion & Jean-Jacques Goldman - Épisode 2

Céline Dion & Jean-Jacques Goldman - Épisode 2

La Story Nostalgie, Nostalgie Belgique, 21 janvier 2025 , 21 janvier 2025

"Au printemps de cette année, cela fait 30 ans exactement que paraissait l'album français le plus vendu de tous les temps. L'occasion de revenir sur l'incroyable collaboration entre Céline Dion et Jean-Jacques Goldman."

[Fond sonore : public qui applaudit et crie]

En 1994, peu nombreux sont ceux à être au courant de ce qui se trame. Jean-Jacques Goldman, qui a remisé les instruments après la folle tournée de son trio Fredericks-Goldman-Jones [Tour 91, du 24 mai 1991 au 18 décembre 1992], travaille dans un studio, isolé et gardé comme un président américain. Et ceux qui parviennent à rejoindre ce saint des saints, se retrouvent dans la même pièce que Jean-Jacques Goldman et Céline Dion.

[Fond musical : "J’ai compris tous les mots…" - "Pour que tu m'aimes encore", Céline Dion]

Une Céline Dion à qui Goldman devait, à l’origine, fournir quelques chansons pour son prochain album en français. Déjà, rien que sur le principe, le public va être favorablement étonné qu’elle chante encore en français, vu le triomphe planétaire qui est désormais le sien. C’est vrai : pourquoi s’embêter encore avec un public de 200 millions de personnes (à tout casser) alors que 7 milliards d’autres attendent que vous continuiez en anglais !

[Fond musical : " On a tant d'amour à faire, Tant de bonheur à venir…" - "Là-bas", partie de Sirima interprétée par Céline Dion, Les Enfoirés au Grand Rex, 1994]

Tout a commencé lors d’un concert des Restos du Cœur où elle est venue interpréter la chanson "Là-bas" avec Goldman. Une interprétation loin de celle de la regrettée Sirima mais tellement puissante que le public en ressort tout retourné. Et les voilà, après le concert, à table, sans témoin, avec un Jean-Jacques dopé par l’adrénaline du public, qui ose lui parler de son envie de travailler avec elle.

[Fond musical : "Fallait pas commencer…" – "Pour que tu m'aimes encore", Céline Dion]

Le courant passe et des deux à trois chansons prévues, on en vient rapidement à tout un album, comme avec Johnny. Une collaboration facilitée par le fait que les deux artistes sont édités par la même multinationale. Car oui, si Céline Dion ignore combien Goldman vend de disques chez nous, Sony Music, elle, le sait...

[Fond musical : "J’irai chercher ton cœur…" - "Pour que tu m'aimes encore", Céline Dion]

Le challenge est clair pour Jean-Jacques : quand Céline chante, il faut que le public croie que les paroles sont d’elle, qu’elle raconte sa vie. Plus rien à voir avec le monde de la variété. Et c’est d’autant plus motivant et gratifiant pour l’auteur qu’il est, que cela va lui permettre d’écrire des chansons d’amour, ce qu’il n’a jamais fait, même pour lui. Surtout pour lui !

[Fond musical : intro de "Destin", Céline Dion]

C’est non seulement une nouvelle Céline au niveau du chant - comme il nous l’a dit, Jean-Jacques lui a demandé de "déchanter", d’apprendre à baisser le niveau sonore, d’être plus linéaire pour laisser passer plus d’émotion - mais de plus, la transformation est aussi physique. Car au revoir le glamour, bonjour les cheveux courts, les tenues vestimentaires simples. Céline est à nu, ce qui fait passer encore plus fort l’émotion qu’il y a désormais dans sa voix.

[Fond musical : "Tel est mon destin, je sais mon chemin…", "Destin", Céline Dion]

Et l’effet de ces chansons est percutant sur le public. Si le précédent album de chansons originales de Céline en français avait atteint la barre des 100.000 exemplaires dans l’Hexagone, celui-ci flirte avec les 4 millions à sa sortie, deux fois plus que les records de Bruel et Cabrel. Et on en est aujourd’hui à plus de dix millions dans le monde, sans jamais s’être lassé !

[Diffusion de "Le ballet", Céline Dion]

crédit Alexis Vassivière, Nostalgie Belgique

Infos pratiques
  • Retranscription : Luc Andries
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