Bruno Tummers évoque l'anniversaire de Jean-Jacques Goldman
Le 6/8, Vivacité, RTBF, 8 octobre 2021 , 8 octobre 2021
Sara De Paduwa : Lundi 11 octobre - on en parlera dans le 6/8, ce sera notre discussion du jour - c'est l'anniversaire, les 70 ans de Jean-Jacques Goldman.
Bruno Tummers : Et 2021 sera aussi les 40 ans de carrière de Jean-Jacques Goldman en solo, puisque le premier album arrive en 1980. Un premier album qui n'est pas un énorme succès des ventes mais qui est énormément soutenu en radio. "Il suffira d'un signe", vous connaissez ça...
Sara De Paduwa : Ah, oui !
[Fond sonore : début de "Il suffira d'un signe", Jean-Jacques Goldman, chant et guitare seule, extrait du documentaire "Jean-Jacques Goldman de l’intérieur" de Didier Varrod.]
Bruno Tummers : Ça, c'est la version toute douce, juste à la guitare. La carrière de Jean-Jacques Goldman a démarré dans un groupe, un groupe qui s'appelle Taï Phong et c'est dans ce groupe-là qu'il va rencontrer son complice Michael Jones, qui va être son guitariste dès le départ, parce qu'ils sont déjà sur scène chez nous au début des années 80, dans de petites salles avant Forest National. Et en fait, Michael Jones arrive dans ce groupe Taï Phong parce que Jean-Jacques Goldman ne veut pas partir en tournée. Il a déjà un métier, il a une famille et donc il ne veut pas s'investir sur la route. Et la rencontre des deux hommes se fait grâce à ce groupe. Mais encore avant Taï Phong, Jean-Jacques Goldman avait démarré comme chanteur de bal.
[Diffusion de l'interview de Jean-Jacques Goldman par Bérengère dans l'émission Chansons à la carte sur la première chaîne télé de la RTBF le 8 décembre 1982. La retranscription de cette émission est disponible par ailleurs.]
Jean-Jacques Goldman : Moi, personnellement, l'expérience que j'ai faite avant, c'était l'expérience des groupes, c'est-à-dire un petit peu comme tous les mômes de maintenant qui, dès qu'ils ont une guitare et une batterie, se mettent ensemble et commencent à jouer la musique des autres. Et puis, peu à peu, on commence à faire sa propre musique.
Bérengère : Et sur quoi vous basez-vous pour choisir une chanson ?
Jean-Jacques Goldman : Celles que je fais, moi ? Ou celles qu'on jouait avant ?
Bérengère : Non, celles que vous faites maintenant.
Jean-Jacques Goldman : Moi, ce qui me paraît le plus important, c'est – du fait de la musique que j'aimais avant, qui était une musique surtout anglo-saxonne – ce qui me paraît le plus important, c'est la musique, c'est le fait que ça fasse danser les gens, le fait que ça leur plaise au départ. Si ensuite, ils peuvent réfléchir sur ce qu'il y a sur les textes, c'est...
Bérengère : Ce n'est pas plus mal non plus.
Jean-Jacques Goldman : Ce n'est pas plus mal mais je pense que le plus important, c'est l'immédiat de la chanson. Je crois que c'est la musique avant.
Bérengère : Donc, au fond, votre titre "Quand la musique est bonne", c'est une espèce de profession de foi ?
Jean-Jacques Goldman : C'est un petit peu ça. Je raconte un peu ce qui se passait dans ces groupes où je rôdais sur les Tobacco Roads avec mes Gibson et que finalement, c'est une chose qui m'a guidé jusqu'à maintenant.
[Fin de la diffusion.]
Sara De Paduwa : C'est incroyable, il est toujours resté d'une simplicité !
Bruno Tummers : Oui, oui, ben c'est pour ça aussi que le public l'aime. Il vous parlait de "Quand la musique est bonne", extrait le deuxième album et là, les ventes vont enfin décoller.
[Fond sonore : refrain de "Quand la musique est bonne", Jean-Jacques Goldman dans l'émission Chansons à la carte, citée plus haut.]
Sara De Paduwa : Quand la musique est bonne... Vas-y, Jean-Jacques !
Bruno Tummers : Ça marche toujours.
Sara De Paduwa : On va jusqu'à 8h00 avec Jean-Jacques Goldman ?
Bruno Tummers : Si vous voulez, oui.
Sara De Paduwa : Ce serait génial !
Bruno Tummers : Avec ce titre-là, c'est l'explosion de la notoriété et Jean-Jacques, on le sait, a toujours été très discret. Alors, est-ce que ces deux volets ne sont pas contradictoires ?
[Diffusion d'un extrait de l'interview de Jean-Jacques Goldman par Philippe Luthers dans l'émission Cœur et Pique sur la première chaîne télé de la RTBF le 17 janvier 1988. La retranscription de cette émission est disponible par ailleurs.]
Jean-Jacques Goldman : Moi, je ne crois pas. Je pense que, par exemple, vous allez chez votre boulanger, lui aussi il s'expose : il a la caisse.
Philippe Luthers : Mais je trouve que Goldman chante mieux que les boulangers, en général.
Jean-Jacques Goldman : Oui mais je fais moins bien du pain ! Et bon, ce que vous attendez de lui, c'est du pain, quoi. Vous n'attendez pas de savoir, vous ne lui demandez pas forcément des trucs sur sa vie privée et tout ça. Moi, j'ai l'impression que ce que je donne et ce que je sais faire de mieux, c'est les chansons. Et je ne pense pas que, parce que je chante des choses, en plus, on doit avoir des droits sur ma vie à moi.
[Fin de la diffusion.]
Bruno Tummers : Et ça, c'est un extrait de Cœur et Pique des années 80. Je vous donne rendez-vous demain sur La Une télé à partir de 20h50, en compagnie de Joëlle Scoriels, pour redécouvrir La Story de Jean-Jacques Goldman, tout son parcours. Vous allez réentendre tous ses tubes. Il y a plein de témoignages aussi, des témoignages de personnalités avec lesquelles il a travaillé comme Zaz et Céline Dion, des témoignages de fans aussi. Et puis, j'ai rencontré Michael Jones, qui va revenir avec nous sur les liens très étroits de Jean-Jacques avec la Belgique. La “Story de Jean-Jacques Goldman”, c'est demain soir sur La Une.
Sara De Paduwa : Et Ophélie Fontana l'a rencontré !
Bruno Tummers : Oui, il y aura le témoignage d'une fan et cette fan, c'est Ophélie Fontana, qui a rencontré Jean-Jacques...
Hugues Hamelynck : Récemment ?
Bruno Tummers : En vacances et c'était assez récent. Vous découvrirez ça demain soir.
Sara De Paduwa : Je suis jalouse. Je ne suis jamais jalouse, mais là, je suis jalouse.
Hugues Hamelynck : Moi, j'enregistre l'émission de demain !
Sara De Paduwa : Avec un beau coffret aussi ?
Bruno Tummers : Ce matin, on a l'intégrale de Jean-Jacques Goldman à vous offrir. Ça, c'est le premier coffret. Il y a un deuxième coffret, notamment avec les albums Fredericks-Goldman-Jones. Tous les albums de Jean-Jacques Goldman partent chez vous ce matin.
Sara De Paduwa : Là, tout de suite, je suis jalouse. Je ne suis jamais jalouse mais je suis jalouse ! Un magnifique cadeau ! Donc c'est bien le coffret intégral ?
Bruno Tummers : C'est l'intégrale, vraiment : du premier album jusqu'au dernier.
Sara De Paduwa : Wouaw ! On joue maintenant par SMS. C'est bien le 6003. Démarrez votre message par JJG (pour Jean-Jacques Goldman). JJG, nom, prénom, coordonnées complètes (adresse mail, tout ça) au 6003. Félicitations, déjà, à l'heureux ou à l'heureuse gagnante qui sera tirée au sort. Je suis sûre que les messages vont affluer. Et je vois Bruno qui a reculé le coffret, là : "Sara, tu ne peux pas !"
Bruno Tummers : Je vais vous expliquer. C'est que je n'ai pas encore reçu le coffret et donc que celui-là, c'est le mien. Et que celui-là, je vais le garder. Mais les coffrets vont finir par arriver et arriveront chez vous.
Sara De Paduwa : Il va le mettre sous la chemise, vous voyez ? Il a peur qu'on lui chipe !
Bruno Tummers : Attendez, c'est toute mon adolescence.
Sara De Paduwa : Allez, vos messages, c'est bien le 6003, JJG, Jean-Jacques Goldman offert aujourd'hui. Enfin, le coffret...
