Quand les célébrités parlent scout

Quand les célébrités parlent scout

Extraits d’interview de Jean-Jacques Goldman compilés par Label Compagnie , 2007

Jean-Jacques Goldman : Le scoutisme, c'était une histoire un peu familiale. Nous, on y allait le mercredi après-midi, puisque c'était le mercredi de relâche de l'école. On y allait les samedis un week-end par mois à peu près, tous les dimanches et toutes les vacances. Ce qui arrangeait mes parents parce qu'ils travaillaient tout le temps. Mais donc, que ce soit l'ascension, que ce soit Pâques, que ce soit Noël et les grandes vacances, on partait avec les Scouts. C'était ma vie. J'avais ma vie familiale, il y avait la vie à l'école, il y avait la vie à la musique et puis il y avait la vie chez les Scouts. Le rendez- vous, c'était 9h00 du matin tous les dimanches. On allait en proche banlieue, en Fontainebleau, Saint-Nom-l-Bretèche, et on était en pleine campagne. C'est probablement là que je suis monté sur scène la première fois. C'est là que j'ai un jour emprunté la guitare de mon chef de patrouille et que j'ai commencé à gratter dessus. C'est là où j'ai eu les premières histoires avec les filles. Je ne sais pas, tout s'est passé là. Dans le scoutisme, il y a incontestablement les notions de pacifisme et aussi d'internationalisme. J'ai eu d'ailleurs la chance de pouvoir participer à une illustration claire de cet esprit-là : ce sont les jamborees.

Voix off : Jamboree. Ce nom indien veut dire rassemblement de toutes les tribus. Encore une invention du grand chef Scout Baden-Powell. Depuis 1920, à peu près tous les quatre ans, l'Internationale scoute se réunit.

Jean-Jacques Goldman : Il y a eu un jamboree, je devais avoir 15 ans, donc dans les années entre 65 et 70, dans lequel j'ai eu la chance d'être sélectionné et qui m'a mené avec les scouts du monde entier dans un immense champ dans l'Idaho, aux États-Unis [*]. C'était la première fois que je prenais l'avion. On devait être chacun, on va dire un spécialiste de son domaine. Et moi, j'avais de la chance : je pouvais prendre la guitare et accompagner une chanson dans n'importe quel ton. C'est-à-dire que si un groupe commençait une chanson - des fois, ça part en la, des fois en la dièse, des fois en si bémol, on ne sait pas trop - moi, je pouvais écouter un petit peu et hop, la guitare suivait après. Moi, ça m'a donné un ticket pour faire partie du groupe…

[* Le jamboree dans l’Idaho a eu lieu exactement en 1967.]

crédits : Wikimedia Commons, voir 2007-00-00 Jamboree droits.pdf

Infos pratiques
  • Retranscription : Luc Andries
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