Face à Face live
RFM , 6 novembre 2003
Mesdames et messieurs bonjour et bienvenus en direct dans le grand studio public d'RFM pour une édition des Face à Face live unique ! D'un côté : lui aussi c'est un être fait d'humilité, de simplicité et de talent ! Enfin... enfin c'est ce qu'il dit... Merci d'accueillir l'incroyable mais vrai Bruno Roblès ! Face à lui : le patron, le roi de la populaire musique, le pape de la mélodie magique, le seigneur des succès isolés ! Parrain de la chanson française, il a fait chanter les meilleurs... Ce soir, pour RFM, il se donne !
Animateurs [tous en chœur, d'une voix aiguë] : Donne, donne, donne !
Bon... Mesdames et messieurs, déchirez vos guenilles... et accueillons ensemble, comme il se doit, Michaël Jones, Jacky Mascarel, et monsieur Jean-Jacques Goldman !
Face à face exceptionnel sur RFM ! On vous le dit souvent mais pour une fois il est véritablement exceptionnel, et ça prend tout son sens... Pendant une heure en direct, en live, en public, monsieur Jean-Jacques Goldman, accompagné de ses petits camarades ! Et on va commencer tout de suite... Bonsoir, Jean Jacques tout d'abord, ça va bien ?
Ça va très bien.
On va attaquer tout de suite. [rires]
C'est parti : un, deux , trois, quatre...
"Les choses" !
["Les choses", version acoustique interprétée en direct]
Jean Jacques Goldman, accompagné de ses petits camarades : Jacky Mascarel et Michaël Jones. Je t'en prie Jean- Jacques, viens t'installer ! Jean-Jacques Goldman pendant une heure pour ce face à face live sur RFM. Ça va Jean-Jacques ?
Ça va très bien et vous ?
Bah, ma foi, fort bien ! Je suis vraiment vraiment ravi de te recevoir, vraiment. Tu fais évidemment partie des gens qui comptent dans la chanson française et on s'est dit : "Depuis le temps qu'on essayait de te joindre, pour essayer que tu viennes ici !" Donc voilà, on est vraiment ravi ! Ça va tout le monde aussi ? [question adressée au public]
Oui !
Bah oui forcément ! C'est vrai que, quand on est animateur ou journaliste, on se demande si ça vous fait vraiment plaisir. Quand on connaît votre goût pour la discrétion et la distance que vous mettez face aux médias, on se demande si c'est toujours une partie de plaisir de venir défendre un album ou quelque chose... un disque sur une radio ou à la télé... non ?
Ça fait partie du métier. En plus je ne trouve pas que ce soit épouvantable de venir, de prendre une guitare, de chanter...
--Q [Bruno Roblès [prenant un ton ironique]]: Non mais là parce que l'émission est exceptionnelle, c'est pour ça ! Je veux dire, c'est normal en même temps ! Mais je parle d'autres médias par exemple... [rire]
Non mais en général... C'est vrai qu'il y a parfois, par exemple, des télévisions qui sont un petit peu abstraites, quoi ! [rires] On arrive, on chante sa chanson, c'est très souvent en playback, donc on a vraiment l'impression que... Enfin bon, c'est pas aller dans une mine pour aller chercher du charbon !
Mais par exemple, est-ce que vous donnez peu d'interviews parce que justement toutes les personnes qui vous interviewent vous demandent pourquoi vous donnez si peu d'interviews ? [Bruno Roblès termine sa phrase en essayant de ne pas trop s'emmêler les pinceaux]
Non, non, c'est pas vrai.
Bon en tout cas, nous on vous a pendant une heure et on ne va pas vous lâcher avant, mon cher Jean-Jacques ! On vous reçoit à l'occasion de la sortie de votre dvd "Un tour ensemble", qui est sorti en début de semaine... lundi d'ailleurs si je ne m'abuse... C'est ça, tout le monde me dit "oui", je ne raconte pas d'âneries ! C'est le fruit de votre tournée 2002, c'est ça ?
Oui.
Avec un coffret comprenant deux dvd : on a un dvd avec un concert intégral bien sûr, et puis on a surtout un dvd consacré aux bonus : répèt', interviews, coulisses, pains techniques... On a tout dessus ! C'est assez sympa, c'est pour la première fois...
Non y'a pas tout... [rires]
Justement, on va y venir ! C'est pour la première fois qu'on a l'impression de vous découvrir autrement qu'au travers de vos chansons. On a l'impression que vous vous êtes livré sur le dvd bonus, comme ça ?
Non... Y'a rien d'inavouable, quoi !
Non, il n'y a rien d'inavouable. C'était quoi l'idée ? C'était de faire rentrer vos fans un peu plus dans l'univers de Goldman ? Au travers d'une tournée ?
Moi je réagis tout le temps d'abord en tant que fan, donc je me demande à chaque fois, "qu'est-ce que j'aimerais découvrir, qu'est-ce que j'aimerais voir ?", si j'ai déjà vu un concert ou même si je ne l'ai pas vu. Tout le monde est friand de voir, je sais pas... en football, de voir un peu ce qui se passe dans les vestiaires, j'aimerais bien savoir ce qu'a dit l'entraîneur juste avant, ce qu'il a donné comme consignes, etc. Donc je me dis que c'est peut-être la même chose, ils se demandent comment se passent les répétitions, comment on conçoit un arrangement, comment je me débrouille avec les lumières, ou les films, enfin... Donc on a montré un petit peu la face cachée du décor.
Il y a un moment d'ailleurs, en parlant du décor, il y a la scène qui se met carrément à la verticale, comme ça. Comment ça se passe ? Vous êtes tenus... y'en a pas un qui s'est cassé la figure dans le lot, non ?
Ah non, mais c'est tout à fait... c'est magique, quoi ! C'est-à-dire, on a tous ce pouvoir-là. [Bruno Roblès rit] Il n'y a absolument aucun truc.
Bien sûr... [rires]
C'est la puissance de l'âme !
C'est cela, Jean-Jacques... Bien sûr, très bien, donc il ne va pas nous donner la botte secrète !
Non, mais on était harnachés par derrière, il y avait des câbles.
Mais c'est pas difficile, compliqué d'avoir la guitare qui se barre comme ça ?
Bah c'est-à-dire, quand on est guitariste ça va à peu près, quand on est saxophoniste et qu'on joue à ce moment-là, c'est plus compliqué !
D'accord, donc il y a eu des petits camarades à vous qui ont eu des problèmes. En revanche, ce que je voulais qu'on écoute, c'est la façon particulière que vous avez de présenter vos musiciens. C'est vrai qu'à la fin du concert on dit : Et un tel à la basse ! Et il fait un solo de basse pendant trois plombes... Et Jean-Pierre à la batterie ! Et vous, en fait, chacun y va de sa petite chanson. C'est- à-dire que chacun des musiciens choisit une petite chanson et l'interprète à sa façon... c'est ça l'idée ?
Oui, à condition que ce soit une chanson de moi. Voilà. [rires] [Il continue en riant] C'était la seul chose...
Ah ! Alors justement écoutez ! Vous savez ce que l'on va faire ? Jean-Jacques, on va écouter justement un extrait du dvd où il y en a un qui a interprété une petite chanson assez sympathique...
[Extrait de "Un tour ensemble", où lors de sa présentation Claude Le Péron interprète "La digue du cul"]
C'est magnifique, hein ? "Le tour en live" [sic] bien sûr ! Claude Le Péron, c'est votre bassiste, a décidé de chanter cette petite chanson ?
Oui, qui est nantais !
A quand "La digue du cul" ? J'attends moi aussi ! Enfin non pas "La digue du cul", "La petite Huguette" ! On n'a pas "La petite Huguette" ?
"La petite Huguette" c'est un autre classique ? Qui fait partie de l'inconscient collectif ?
Oui c'est un autre classique, vous ne connaissez pas ? [Il commence à chanter] Vous ne connaissez pas ça ?
Non, je ne connais pas celle-ci mais je... Vous pourrez me faire un cd ?
Ah bah il n'y a pas de problème. Je vous fais un cd et je vous envoie la partition, pas de problème. Et puis j'ai sélectionné un deuxième moment fort quand même !
Donc, le premier moment fort c'est juste la chanson qui n'est pas de moi...
Alors deuxième moment fort, c'est un bonus caché que j'ai découvert dans le dvd.
Ah.
Vous êtes sûr d'avoir vu tous les bonus de votre dvd, Jean-Jacques ?
Tout est possible, on peut toujours être très très mal accompagné...
Ça se passe avant un concert, vous vous échauffez la voix avec Michaël Jones sur un titre qui n'est pas de votre répertoire. Ecoutez...
[Sketch]
Imitation de Jean-Jacques Goldman : Dis Michaël... On y va ensemble, bonne idée ? "Chante danse, chante et mets tes baskets, chouette, c'est sympa tu verras, viens, surtout n'oublie pas, vas-y ramène toi oui tout le monde chez moi !... Mais pas chez toi..."
C'est quoi ça ?
Bah je sais pas c'est... c'est pas vous ?
Là ? Moi qui chante ? Nan ! [rires]
Je confirme ! Bon maintenant qu'on sait, Jean-Jacques, que vous êtes fan des Forbans...
Ah non mais c'est bien, les Forbans c'était un vrai groupe de rock !
Oui je sais, et en plus vous n'avez pas l'habitude de dire du mal des gens en règle général ?
Non... C'est vrai...
--Q [Bruno Roblès [en riant]]: Je vous le confirme. En tout cas, dans votre programmation musicale, vous avez choisi des disques pour agrémenter ce Face à face live Jean-Jacques, et puis vous avez décidé qu'on allait écouter ensemble Kim Carnes. Un mot sur le titre ?
C'est le genre de chansons, il y en a comme ça quelques unes, je dirai une vingtaine, où je trouve que... enfin je suis vert de ne pas l'avoir composée !
Ah bah voilà, justement, c'était la question que j'allais vous poser. Donc celle-là fait partie des chansons que vous auriez aimé composer.
Ah c'est terrifiant cette chanson, terrifiant...
Bon alors on va l'écouter pour notre plus grand bonheur... Kim Carnes, "Bette Davis eyes". Jean-Jacques Goldman avec nous pendant une heure pour ce face à face live !
[Kim Carnes : Bette Davis eyes]
Nous passons une heure en public et en direct avec Jean-Jacques Goldman. Deuxième titre, Jean-Jacques, avec "Pas toi".
[Pas toi, version acoustique interprétée en direct. Jean-Jacques, Jacky et Michaël interprètent chacun un couplet, et reprennent en chœur le refrain]
Maître, venez vous asseoir... [rires] Jean-Jacques Goldman... accompagné de Jacky Mascarel au synthé et Michaël Jones à la guitare. Merci en tout cas. Bon ça va ? Ça va toujours ? Tranquille ?
Oui, oui.
Vous vous êtes éclaté là Jean-Jacques à la guitare, tranquille ?
Ah c'était vraiment une chanson tout à fait éclatante...
[rires] C'est ce que je vois ! A la guitare, c'était d'une rare violence quand même !
C'est vrai.
"Pas toi" qui date de 1985. Alors, bon vous la chantez certes très très bien, on l'a vu, vous jouez très très bien de la guitare, mais, vous n'êtes pas le seul mon cher Jean-Jacques...
Eh oui...
Eh non ! On a trouvé une personne capable de la chanter avec beaucoup d'émotion aussi, quelqu'un que vous connaissez bien du reste...
J'étais prévenu un peu au début, je me disais qu'il fallait que je m'attende à tout !
Ah oui ! Mais là c'est... tu vas voir, c'est dur ! Alors, tu vas écouter et puis tu vas me dire qui c'est ? Qui chante ? Ecoute.
[Extrait de "Pas toi", interprété par une mystérieuse voix féminine... qui déraille en fin d'extrait]
[rires] Bon la fin part un peu en sucette, je te l'accorde. Tu as trouvé ? Quelqu'un que...
Annie Cordy ? à la fin... [rires]
Non... [rires] Ça aurait pu effectivement. [D'une voix étonnée] Ça ne te dit rien ? Quelqu'un que tu côtoies bien lors de... différentes tournées ? Ah ! Bon, tu donnes ta langue au chat ?
Encore un petit coup ? [rire]
Encore un petit coup ? Rapidos...
[Re-diffusion de l'extrait]
Michaël a trouvé ! [rires] Alors ?
Il m'a fait un signe ! [rires]
Voilà, donc il suffira bien évidemment... d'un signe !
Il m'a fait une description...
Et alors ? Ça donne ?
Mimie Mathy !
Eh bah oui évidemment ! Ecoute... Elle a une belle voix quand même ! Elle nous a laissé un petit message pour toi écoute...
Bonjour, je m'appelle Mimie Mathy, je suis blonde, j'ai les yeux bleus, je ne suis pas très très grande et j'ai essayé de ne pas trop massacrer la chanson "Pas toi". Tout cela pour te dire que si tu veux juste m'écrire ce genre de chanson, tu m'en écris autant que tu veux sur l'album que l'on doit faire. En tout cas on se retrouve pour les Enfoirés à Toulouse début février. Gros bisous, à très vite.
Voilà, Mimie Mathy que vous pouvez applaudir. Une copine des Enfoirés... Ça va redémarrer en février.
Oui un pilier ! Un pilier ! Quelqu'un de très très important.
Alors ça, c'est un appel du pied quand même ?
Oui, mais on en parle très souvent. Elle souffre de la maladie des acteurs qui veulent faire de la chanson. Mais elle, elle chante très, très correctement.
Et à l'inverse Jean-Jacques ? Le cinéma ça ne vous tente pas ?
Non, non. La maladie n'est pas réversible !
Ah bon d'accord, très bien ! On va continuer avec des invités surprises.
Ah !
Alors c'est reparti aussi, toujours la même chanson, écoute.
[Extrait de "Il suffira d'un signe", interprété par une mystérieuse voix masculine...]
Ah oui, fastoche !
Fastoche ?
Ah oui !
Pourtant au travers du téléphone, tout ça...
Non ! Il n'y en a pas trente-six qui chantent comme ça !
Alors ?
C'est Patrick Fiori !
Bah évidemment ! Ecoute, petit message de Patrick. Bravo en tout cas.
Salut Patron [rires], c'est Patrick Fiori ! Donc, moi je voudrais te dire que je me régale toujours autant à chanter les belles chansons que tu m'as composées et que je prends encore beaucoup plus de plaisir à les faire sur scène. J'espère que tu en a mis quelques unes de côté parce que je ne vais pas te lâcher comme ça ! Donc voilà, je t'embrasse bien fort et puis j'espère que l'on pourra se voir très prochainement. Bye bye.
Patrick Fiori que l'on peut applaudir aussi. Alors, Jean-Jacques, toutes ces sollicitations et je sais que tu as pas mal de sollicitations, comment tu arrives à gérer ça ?
Bien, déjà avec le temps... Je ne peux pas tout faire, sérieusement. Et puis - bon je m'excuse parce que j'ai déjà eu l'occasion de répondre à cette question...
Ah pardon ! Je suis désolé, je n'écoute pas les autres radios françaises...
Non non mais... en presse uniquement.
Ah pardon ! La presse ? D'accord !
Je ne fais pas d'autres radios personnellement... [rires]
D'accord ! Merci Jean-Jacques...
Donc ça tombe très bien !
[Bruno Roblès applaudit, suivi par le public. Tout le monde rit.]
On va faire le concours du plus faux-cul du lot !
Voilà, là t'es bien ! T'es bien ! Vas-y Jean-Jacques...
Donc, d'abord, il faut que j'aie l'impression de pouvoir apporter quelque chose à quelqu'un. Ensuite, c'est vrai que je suis un peu attiré par les gens qui chantent bien. Ce n'est pas péjoratif, il y a des gens qui ont beaucoup de personnalité genre Jane Birkin par exemple, où je ne saurais pas trop quoi faire.
D'accord.
Voilà, mais ça n'empêche que c'est une vraie chanteuse. Mais je préfère les chanteurs à voix. Et la troisième chose, c'est qu'il faut que la personne soit sympa, que je m'entende bien avec, voilà.
D'accord ! C'est une condition sine qua none importante ?
Bien maintenant oui. Je n'ai plus besoin de ça pour vivre donc autant passer du bon temps.
C'est clair. Bon alors là, on a demandé à quelqu'un, bon, tu n'auras pas besoin de lui écrire un album, tu vas tout de suite comprendre pourquoi... Ecoute.
[Extrait de "Il suffira d'un signe", interprété à nouveau par une mystérieuse voix masculine... L'homme chante assez faux]
Ça tombe bien si je n'ai pas d'album à lui faire ! [rires]
Oui ! C'est pour ça, je t'ai tout de suite mis dans l'ambiance. Ça ne te dit rien ? Tu ne vois pas qui c'est ?
Non.
Quelqu'un que tu as côtoyé aussi pas mal de fois... Ecoute...
Jean-Jacques, salut c'est Laurent Boyer ! [rires] Je suis désolé je n'ai pas les vertus de chanteur et c'est pour cela que je m'y intéresse tellement en fait. C'est que je n'ai pas votre talent pour interpréter et pour chanter et... ça se sent, ce n'est vraiment pas mon métier donc je suis désolé d'avoir esquinté ta chanson à ce point-là. En plus, c'est une chanson qui, pour moi, évoque beaucoup de choses, c'est la chanson par laquelle je t'ai connu au début des années 1980 et ça me rappelle pas mal de choses : ton arrivée avec ta guitare un jour 116 Champs Elysées, au deuxième étage, dans une radio qui s'appelle "Poste parisien", - je peux la citer puisqu 'elle n'existe plus. Je crois que ça a dû te marquer aussi puisque ce jour- là, il y avait Gainsbourg dans le studio, et vous vous êtes rencontrés et vous avez bavardé, voilà. Bien Jean-Jacques, bonne route, bonne émission et puis à tout bientôt !
Laurent Boyer s'il vous plaît... Merci. Il fait partie des gens chez qui tu vas en général, Laurent Boyer ? Plutôt un camarade, chez qui tu vas ?
Oui, oui. Il est très "premier degré", je dis ça de façon positive, c'est-à-dire, c'est pas quelqu'un qui est vicieux, qui va essayer de te coincer. Il connaît bien le boulot, il adore la musique, il adore la chanson donc rien que pour ça, ce sont des raisons suffisantes pour le fréquenter.
Eh bien écoute alors tout comme moi, pareil, tu vois je ne suis pas là pour te coincer non plus...
[rires] Juste un détail, je pense qu'il ne se souvient pas bien de l'émission. Il est arrivé, moi je commençais tout à fait, il devait être une heure ou deux heures du matin, c'était le seul horaire où je pouvais aller dans une radio, parce que l'on prend les débutants quand il y a de la place... Et là, tout à coup il m'a dit : "Il y a Monsieur Gainsbourg qui vient, qui a décidé". Je ne sais pas, il devait être bourré ou un truc comme ça... "Est-ce que ça te dérange ?" J'ai dit : "Non, moi ça ne me dérange pas évidemment". Et, à un moment il m'a quand même dit de m'en aller parce que Monsieur Gainsbourg voulait nettoyer le studio. [rires] Donc la réalité c'est que je ne l'ai pas rencontré, que je me suis fait jeter par Gainsbourg, [rires] qui a été beaucoup plus gentil après quand j'ai vendu des disques ! Mais ça, je n'ai pas oublié, ça !
[rires] Bon très bien ! Comme ça les comptes sont réglés, c'est fait ! Jean-Jacques, je te propose de t'installer pour le troisième live sous les applaudissements nourris du public, pour cette chanson "Je voudrais vous revoir" extraite de l'album "Chansons pour les pieds". "Je voudrais vous revoir" qui est quand même une chanson de fin de concert, parce que tu t'es dit "tiens, il manque une chanson pour finir mes concerts" ! Et c'est justement "Je voudrais vous revoir"... Jean-Jacques Goldman !
["Je voudrais vous revoir", version acoustique interprétée en direct]
"Je voudrais vous revoir" issue de l'album "Chansons pour les pieds" est bien évidemment dans le double dvd "Un tour ensemble" qui est sorti début de cette semaine. Merci pour tout le plaisir que tu nous donnes mon cher Jean-Jacques. Alors, après la chanson, on va voir un petit peu ce qui se passe... Oui, je vais te proposer un quizz. Chacun son quizz !
J'ai très peur de la tête qu'il fait, là !
Mais non, mais non !
Il a l'air de se réjouir d'avance...
Un quizz rien que pour toi ! C'est :
Le quizz de "T'as fait ça pour qui ?"
Le quizz de "T'as fait ça pour qui". Dieu sait que tu as composé des chansons pour moult personnes... Eh bien on a décidé d'enchaîner dix titres : dix compositions de Jean-Jacques Goldman. Dix titres que tu as composés, bien évidemment, pour des chanteurs, des chanteuses et à toi de me donner l'interprète !
Le nom de l'interprète ?
Oui, oui, l'interprète de la chanson. D'accord ?
Oh la la le piège !
Mais non, pas le piège ! Tu vas voir, le public peut souffler bien évidemment... Alors, je n'arrête pas la machine infernale, les dix titres sont enchaînés, donc tu me donnes l'artiste dès que tu l'as, tac sur la chanson !
Ah oui, et on gagne quoi après ?
Le droit de revenir éventuellement ici ! [rires]
D'accord !
Et éventuellement une boîte de jeux, mais je peux m'arranger avec la compta... [rires] Alors attention tu es prêt ?
Oui.
Allez, c'est parti, on y va !
["Laura"]
Je compte les points !
"Laura" !
Oui !
["Si tu veux m'essayer"]
["Il me dit que je suis belle"]
Ah Philippe Lavil, "Comme un tout p'tit bébé" !
Oui.
["Les orangers d'Athènes"]
C'est pas moi ça ? Si ?
["Tout tout doucement"]
Ah, ça c'était une anglaise...
Oui...
Je ne me souviens plus de son nom.
["Slow me again"]
Là, il y a un piège là ! Jean-Jacques Goldman : Ah ça, j'ai composé ça... C'était mes débuts...
["Pourquoi cette pluie ?"]
Ah, Idir !
Oui.
["S'il suffisait d'aimer"]
Ah oui... "S'il suffisait d'aimer" ça ? [Quelqu'un se met à rire dans le public, ce qui trouble Jean-Jacques] Ah non... Je ne sais pas, j'en entends un qui rigole derrière !
Applaudissements, ça n'était pas facile ! On a été un peu vache quand même parce que pour les morceaux, on a pris des breaks, des intros au piano, des trucs à la gratte et tout, donc évidemment on n'a pas été super gentils. On va reprendre depuis le début, on avait donc... Johnny Hallyday.
["Laura"]
Là forcément, jusque là on est bons.
La fin !
Voilà, la fin. Deuxième...
["Si tu veux m'essayer"]
Là ils m'ont dit, ils m'ont soufflé, c'est "Si tu veux m'essayer".
Oui, bien sûr !
["Il me dit que je suis belle"]
Ah ! Oui !
Eh oui, Patricia Kaas.
["Tu me suffiras"]
Ah oui !
Oui, Marc Lavoine.
Oui, Marc !
Allez, on continue...
["Comme un tout p'tit bébé"]
Oui, ça c'est Philippe Lavil.
Philippe Lavil, on l'a vu.
J'adorais cette chanson
["Les orangers d'Athènes"]
Alors ça !
Ça ne te dit rien ça ?
Non.
C'est hallucinant !
C'est sûr que c'est de moi ça ?
Jeane Manson !
Ah ?
"Les orangers d'Athènes"... Très bien ! Bon, alors il fait tellement de chansons Jean-Jacques, qu'il ne sait plus ce qu'il a écrit !
Non mais ça c'était il y a quoi... il y a trente ans !
Ah oui, non, mais attends, je ne t'ai pas dit que c'était récent en même temps !
Franchement je ne me souviens pas du tout !
Bon alors le suivant...
Mais en tout cas je n'ai pas fait le texte !
Ah non ?
C'était une musique qui a été prise !
Ah non, peut-être juste la musique ! Non, non, juste la musique !
["Tout tout doucement"]
Tu te rappelles ?
Alors ça, Jane Surrey. C'est ça !
Bien joué ! ["Slow me again"]
Alors ça, qui c'est qui chante ?
Là, c'est moi qui chante !
Oui, bien joué ! Qui est-ce qu'on avait d'autre ?
["Pourquoi cette pluie ?"]
Idir.
Idir, donc ça, on était bons. Et on avait...
["S'il suffisait d'aimer"]
Ah oui !
Evidemment... Céline Dion ! Bravo en tout cas. C'était pas facile quand même !
Non !
Apparemment en tout cas, il y a des chansons que tu as composées et tu ne t'en souviens même plus !?
Non, mais au tout début, j'essayais de placer des chansons donc ça se passait de façon tout à fait impersonnelle. Donc j'envoyais des musiques et puis alors peut-être que certaines personnes les prenaient sans me rencontrer, d'une certaine manière. Alors je ne sais pas... En tout cas, je n'avais pas participé à ça !
Enfin, il ne t'est pas arrivé d'écouter la radio et de te dire "Bah tiens, ça c'est un truc à moi !".
Si ! Des fois, mais... j'ai fait un procès dans ces cas-là ! [rires]
Jean-Jacques Goldman, mon invité encore pour un petit quart d'heure ! Bravo en tout cas pour cette victoire, tu as le droit de te désaltérer du coup, Jean-Jacques...
Merci !
Jean-Jacques Goldman, mon invité encore pour dix petites minutes, allez douze minutes on va dire. Bon la prochaine fois, on vous garde deux ou trois heures, Jean-Jacques !
D'accord...
C'est un vrai bonheur d'être avec vous. Je vous rappelle, pour ceux qui veulent avoir Jean-Jacques Goldman....
Il l'a déjà dit la semaine dernière avec l'autre... [rires]
Non la semaine dernière j'avais... Qui c'est qu'on avait comme invité ? Non je...
[Quelques personnes lui soufflent "Axelle Red"]
Ah oui Axelle Red ! Oui c'est... Oui c'est vrai aussi ! [rires] Bon je vous rappelle, pour ceux qui veulent avoir Jean-Jacques Goldman chez eux à domicile, la sortie du dvd "Un tour ensemble". Quatre heures de concert, de coulisses, de témoignages, d'anecdotes, de répétitions, bref que du bonheur en dvd ! Et puis je voudrais aussi qu'on applaudisse les musiciens qui accompagnent Jean-Jacques depuis tout à l'heure : Jacky Mascarel, s'il vous plaît [applaudissements], et Michaël Jones ! [applaudissements]
Michaël Jones, petite coupe fraîcheur ! Comme moi ?
Bah je fais ce que je peux avec ce que j'ai...
Oui avec ce qui te reste, moi aussi...
On n'a plus le choix, nous ! C'est fraîcheur garantie !
On a le même problème ! [rires] Michaël, j'ai compté que... avec Jean-Jacques vous vous connaissez depuis 25 ans, quasiment, depuis 79 c'est ça ? Ça date de 79 ?
J'ai pas compté, j'ose pas...
Grosso modo, tu confirmes ?
Oui, c'est quelque chose comme ça.
Bon, et c'est vrai que, pour vous Jean-Jacques, l'amitié c'est quand même vachement important, vous le disiez tout à l'heure, vous allez vers les gens avec qui vous avez un bon feeling, pour faire des albums ou composer des chansons. Ça ne vous viendrait jamais à l'esprit, par exemple, de balancer un ami ?
[il réfléchit] Bah j'ai balancé un ami tout à l'heure...
Oui vous avez balancé Gainsbourg, oui mais bon... [rires] Décidément qu'est-ce qu'il prend ! Non mais je dis ça parce qu'on a retrouvé dans les archives d'RFM une émission où vous étiez l'animateur d'un jour...
Oui...
C'est ma casserole, donc !
J'assume tout !
Bon très bien. Et vous aviez choisi d'écouter Michaël Jones.
Ah !
Et alors voilà comment vous lancez votre camarade, Michaël Jones. On écoute...
[Extrait]
Voilà une bonne chanteuse française, ça c'est bien parce qu'il n'y en a pas des masses, faudrait qu'elles se remuent un peu. Celui-là il s'appelle Michaël Jones, c'est le seul coup de piston de tout mon programme. C'est un pote à moi... Bon ce n'est pas une grosse grosse réussite, mais celui-là il peut faire beaucoup mieux que ça. Et si vous faites marcher ce disque-là je vous jure qu'il ne vous décevra pas, parce qu'il a une voix d'enfer. Et il joue très bien de la guitare ! Michaël Jones, "Viens".
[Fin de l'extrait]
--Q [Bruno Roblès [riant]]: C'est énorme ! Tu te souviens de ton passage ici ?
Oui ! Mais j'assume à mort parce je dis qu'il chante comme une bête mais que la chanson n'est pas terrible ! La chanson c'est moi qui l'ai composée... [rires]
Ah bah comme ça, au moins, l'affaire est faite ! Bon tout se passe bien en général sur scène, il n'y a pas eu un moment... pas de frictions pendant toutes ces années, presque 25 ans ?
Je ne pense pas, pas vraiment. On a une qualité peut- être tous les deux, c'est que quand on a quelque chose à dire, on le dit.
Pas de sous-entendu...
Non...
Et on n'a pas d'ego !
Oui, et Jean-Jacques connaît tous mes défauts, donc...
Ah bon c'est quoi les défauts de Michaël ?
Et inversement il connaît les miens, donc je préfère ne pas rentrer là-dedans !
Bon très bien, on va en rester là. On n'en saura pas plus, très bien. Bon c'est vrai que vous avez pas mal d'amis, de vrais amis on en parlait tout à l'heure, de nouveaux amis sans doute, je ne sais pas, mais tout le monde a voulu participer à ce Face à Face live là sur RFM, et une personne qui ne se prend pas au sérieux et qui est déjà venue nous rendre visite dans ce Face à Face...
Axelle Red !
Non... [rires] Ecoute bien, il va falloir que tu me dises qui c'est. Ecoute bien !
[Une voix masculine interprète faussement "S'il suffisait d'aimer", puis éclate de rire]
C'est quelqu'un que tu connais très bien, qu'on a reçu d'ailleurs dans le Face à Face, ici sur RFM... Alors là on est en train de se concerter, on a l'impression d'être dans un jeu télé ! Alors les gars ? Equipe A, équipe B, vous dites quoi ?
Si vous l'avez reçu en Face à Face, c'est un chanteur ?!
Eh bien... non !
Ah, un acteur alors ?
Eh bien non ! Vous voulez appeler un ami ? Vous voulez faire le 50/50 ? Non mais dites Jean-Jacques, on s'arrange comme on peut... Vous avez une idée dans le public, non ?
Un commentateur ?
Non non ce n'est pas un commentateur, c'est une chanteuse !
La seule personne que je connaisse et qui chante si mal, c'est Roblès !
[rires] Oui mais je suis pas chanteuse, je me suis fait opéré et tout a repoussé depuis...
Une chanteuse ?!
Oui, une chanteuse justement ! Ah mais alors on écoute... Tout le monde va être sur le cul, écoutez !
Salut Jean-Jacques, c'est Claudine. J'ai tout faux, toujours avec toi, la partition je ne l'ai pas. Et plus t'es gentil, plus t'es beau, plus j'm'accroche et moins j'y crois ! Bon j'avoue que je t'en fais des kilos et ça n'fait jamais le poids. [ndlr : Ce sont les paroles de "Tout faux", chanson écrite et composée par Jean-Jacques Goldman pour Maurane] Bon qu'est-ce qu'on fait, alors quoi, merde... Je t'embrasse très fort.
Applaudissements pour Maurane, s'il vous plait ! Ah elle est blagueuse ! Bon jusque là nos invités surprise nous ont fait le plaisir de chanter une petite chanson par téléphone, enfin une de tes chansons en tout cas. Et on en a un dernier, alors c'est un fou furieux de la musique lui aussi... Il nous a dit : "bah écoutez, attendez, puisque je suis en studio, je vais faire un petit truc pour Jean-Jacques, c'est un pote ! Je vais reprendre l'une de ses chansons". Ecoute, ça donne ça...
[Laurent Voulzy interprète "Je te donne", en version slow]
Alors ?
C'est un musicien en tout cas...
Ah oui, je te le confirme ! Et pas un mauvais !
Là on m'a dit Laurent Voulzy, je sais pas comment vous le reconnaissez mais...
Oui c'est Laurent Voulzy ! Et merci à Laurent Voulzy, qui nous a fait ce petit cadeau, c'était super sympa. Il a dit : "Non non je ne veux pas faire un truc par téléphone, moi je suis en studio je vais faire un petit truc pour Jean-Jacques !". Voilà ! Laurent Voulzy, on peut l'applaudir encore un petit coup...
Merci !
Je trouve la démarche plutôt sympathique...
Merci, ça me fait super plaisir !
Une citation de ta part, tu as dit : "Je n'ai pas envie d'arrêter, moi aussi j'ai envie de devenir un vieux chanteur". Tu pensais à qui quand t'as dit ça ?
[rires]
C'était quand ?
Je sais pas...
Non parce qu'il y a deux ans, ou un an, enfin récemment, je suis allé voir Claude Nougaro sur scène, et j'ai trouvé ça tellement bien que ça a balayé toutes les questions qu'on peut se poser quand on arrive à cinquante balais, en se disant : "mais je vais jusqu'à où ?". Et lui il était là, à soixante-dix et des poussières, il n'y avait absolument aucune ambiguïté sur la raison de sa présence ici, et sur la raison de la présence des gens aussi. Donc, si c'est après ça, c'est peut-être pour ça.
Et bien c'est pour notre plus grand plaisir que l'on va clore cette émission, mon cher Jean-Jacques. Merci en tout cas ! Si vous voulez bien rejoindre vos instruments, Michaël Jones et Jacky Mascarel, pour un "P'tit blues peinard" ! Mais alors, Jean-Jacques, quand même, juste avant de prendre les instruments, je voulais quand même te faire écouter comment tu disais au revoir sur RFM à l'époque... Ecoute !
[Extrait]
Alors voilà, vous étiez sur RFM... le disque jockey du jour... j'ai dû remplacer un mec qu'était malade, je m'appelle Jean-Jacques Goldman, voilà c'est fini ! Et bien, au revoir là-dessus alors ! En tout cas, moi ça m'a plus, alors... Vous si ça vous a plu, tant mieux, si ça ne vous a pas plu, je la remettrai dans ma soutane. A la prochaine fois !
[Fin de l'extrait]
[rires]
Jean-Jacques Goldman pour terminer ce Face à Face live sur RFM, le "P'tit blues peinard" entre amis !
["P'tit blues peinard", version acoustique interprétée en direct]
Mille merci Jean-Jacques ! Merci à Jacky, merci à Michaël ! Pour être passés nous voir pendant une heure... Merci Jean- Jacques !